17ème Régiment de Chasseurs - Campagne de 1914

" Au régiment nous sommes fins prêts, mon escadron est magnifique. "
(Extraits des cahiers de famille)

Le 1° Escadron du 17° Chasseurs en 1914, le Capitaine Corrard des Essarts à sa tête
Le 1° Escadron du 17° Chasseurs à cheval en 1914, le Capitaine Corrard des Essarts à sa tête.

30 juillet 1914 - 31 décembre 1914

30 juillet

Par ordre du général Lescot, commandant la 2ème Division de Cavalerie, le régiment mobilise à 23 h 30 à l'effectif de :

Couverture de l'historique du 17° Chasseurs à Cheval
Historique du 17ème Régiment de Chasseurs à Cheval (Chapelot

Capitaine Corrard des Essarts Cdt l'Escadron
Officiers Lieutenant Sans Cdt le 1° peloton
Lieutenant Van MerlenCdt le 2° peloton
Sous-Lieutenant Kirgener de PlantaCdt le 3° peloton
Sous-Lieutenant Le Pelletier de GlatignyCdt le 4° peloton
Sous-officiers Adjudant Perrin
Maréchal des Logis Chef Sérignat
Maréchal des Logis Fourrier Voinot
Maréchal des Logis Sapeur Durin1° peloton
Maréchal des Logis Demy
Maréchal des Logis Auclair2° peloton
Maréchal des Logis Bergé
Maréchal des Logis Petit
Maréchal des Logis Chef Moreau3° peloton
Maréchal des Logis Duchemin
Maréchal des Logis Henriet
Maréchal des Logis Camas
Maréchal des Logis Guermontà l'approvisionnement
Maréchal des Logis Robergeau
Troupe : 157 hommes
Chevaux : 160 chevaux

Surveillance de la frontière par le peloton spécial d'éclaireurs du 17ème Chasseurs nuit du 30 juillet 1914
Dispositif du peloton spécial d'éclaireurs
(cliquez pour agrandir)

Le peloton spécial d'éclaireurs sous la conduite du lieutenant Sans s'est dirigé à 23 heures sur Xures - Coincourt - Réchicourt la petite - Juvrecourt avec mission de surveiller les débouchés de la frontière et avec interdiction de la franchir.

L'escadron est consigné au quartier prêt à monter à cheval.

31 juillet

La 2ème Division reçoit à 17 heures l'ordre ministériel de prendre les emplacements de couverture. Départ 22 h 30 sur Hénaménil [NDW : la carte d'état-major écrit Hennaménil mais les cartes actuelles Hénaménil aussi, c'est donc l'orthographe qui sera retenu], même effectif. Le train de combat resté à Lunéville ainsi que le 2ème échelon. L'Escadron est à l'avant garde. Il fournit :

Le cantonnement d'alerte est pris à 1 heure à Henaménil.

Affiche de l'ordre de mobilisation générale du 2 août 1914

1er août

Réveil à 3 heures - Départ 4 heures - Rentré à Lunéville à 6 heures. Le Régiment reste consigné au quartier ; quelques réservistes de la première heure commencent à arriver.

Mobilisation générale

Ordre parvenu au Corps à 17 heures - Heure initiale : 2 août minuit une minute. Départ du quartier 19 heures - 1er et 2ème échelon à l'effectif de : officiers 5 - sous-officiers 14 - hommes 143 - chevaux 160 dont 4 chevaux de réquisition. Cantonnement d'alerte à Sionviller, 6 kilomètres, Nord-Est de Lunéville, où l'Escadron arrive à 21 heures.

Source : chtimiste.com

2° Division de Cavalerie - Lunéville

Général LESCOT, puis VARIN (à partir du 13/08/1914), LASSON (08/02/1918)

La constitution de cette division sera inchangée durant tout 14/18, sauf l'ajout du 12ème régiment de Cuirassiers à pied de juillet 1917 à janvier 1918 jusqu'à son intégration à la 2ème division Cuirassiers à pied, en janvier 1918

2ème brigade de Dragons. Lunéville.

12ème brigade de Dragons. Toul.

2ème brigade de cavalerie légère. Lunéville.

2 août

Départ du cantonnement à 4 heures - Le Régiment se forme en position d'attente sur la route Crion, Hénaménil à 1500 m N.E de Crion. Rentré au cantonnement à 8 h 30. L'Escadron fournit deux postes de sûreté à la lisière Ouest de la Forêt de Parroy. Rentré à Lunéville à 19 heures.

3 août

Séjour à Lunéville

Etat de siège pour toute la France moins la Tunisie proclamé à midi. Sur des renseignements annonçant que le territoire a été violé, le Régiment monte à cheval à 15 heures et se forme en masse sur le terrain. On rentre aussitôt au quartier. A 17 h 55 un aéroplane allemand survole Lunéville et jette 3 bombes qui ne font aucun dégât.

Cantonnement d'alerte au quartier. Le sous-lieutenant Van Merlen passe à l'Etat-major comme officier renseignements. L'adjudant Perrin prend le commandement de son peloton qui est commandé à 18 h 30 pour établir un poste d'examen au passage à niveau du chemin de fer de Blamont, sur la route de Strasbourg. [NDW : 30 km plein Est Lunéville sur la RN 4]

4 août

Séjour à Lunéville

Les officiers détachés à Saumur et les élèves-officiers promus sous-lieutenants rejoignent le corps. Messieurs les sous-lieutenants Lhotte et de Montbéliard sont affectés respectivement au 4ème Peloton et au 1er Peloton du 1er Escadron.

Vers 20 h 00 le Colonel annonce au régiment rassemblé la déclaration de guerre. La nouvelle attendue depuis longtemps est accueillie avec enthousiasme. Les hommes montent dans les chambres prendre du repos avant le départ.

5 août

A 2 heures et 1/4 réveil. A 3 heures et 1/2 le Régiment se met en route par Crion, Hénaménil où il rencontre une partie du 2ème Bataillon [NDW : Il s'agit probablement du 2ème Bataillon de Chasseurs à Pied qui fait partie de la 2ème Division de Cavalerie et est en garnison à Lunéville]. L'Escadron avec une partie du 4ème [Escadron] s'installe sur la crête à 1 500 m Nord de Hénaménil. Mission : tenir Hénaménil en attendant que le 2ème Bataillon vienne occuper le front. On entend du canon dans la direction de Serres. Une patrouille ramène un prisonnier du régiment de Chevau-Léger de Dieuze.

Beauzémont

Reconnaissance sur Juvelize et Donnelay

Par ordre du général commandant la Division, un détachement de découverte, sous les ordres du colonel Prax, formé du 1/2 régiment et de la section de mitrailleuses du Lieutenant de Royer est envoyé sur Juvelize où des rassemblements ennemis sont signalés. Départ à 14 h 00 ; le 2ème Escadron (d'Abzac) forme l'avant-garde.

Itinéraire : Bures - entre Réchicourt-la-petite et La Chapelle St Pierre. L'escadron qui a salué le passage de la frontière s'arrête sur les coteaux 261, 268 pendant que l'avant-garde pénètre dans Bezange-la-petite et lance des reconnaissances sur Ley et Lezey. Quelques coups de fusil partent de ce dernier village. Le peloton Pompel s'empare d'une automobile qui est ramenée dans nos lignes.

Les patrouilles signalant des éléments ennemis à Donnelay. Vers 16h00, le détachement se porte sur Lezey, traverse le ruisseau des salins, gagne Juvelize, prend la route de Donnelay, s'arrête à la crête 260, 55àà m au Nord.Ouest de ce village, d'où les mitrailleuses ouvrent le feu sur un escadron de dragons ennemis qui s'abrite immédiatemment dans ce dernier village. Le Lieutenant Sans en patrouille de Lezey sur Blanche-Église signale l'occupation par l'ennemi de ce village et des bois de Sorbier. Un de ses hommes, le Chasseur Lasserre, entraîné à la poursuite d'un cycliste ennemi a été tué par des coups de feu partis de la lisière de ce bois. La patrouille s'est repliée sous le feu vers Juvelize, ramenant le chasseur tué. Au retour le Chasseur Daumar attaque un sous-officier de dragons ennemi, le blesse gravement d'un coup de lance à la figure, essuie le feu de son adversaire, par lequel il est légèrement atteint à la main gauche, et le ramène prisonnier avec son cheval. Le Chasseur Félix poursuit également un dragon ennemi qu'il blesse d'un coup de lance sans pouvoir le prendre.

Le détachement ayant fait lever l'ennemi à Donnelay et devant l'arrivée de forces importantes, cavalerie et artillerie, fait demi-tour et rprend son itinéraire en sens inverse. Le 1er Escadron forme l'arrière-garde. Une patrouille ennemie qui suit de près est mise en fuite par nos mitrailleuses au Nord de Lezey. Le Lieutenant L'Hotte, aidé du Maréchal-des-Logis-Chef Serrignat, retourne à Juvelize et ramène sur son cheval le corps du Chasseur Lasserre qui est évacué en automobile sur Hénaménil. A 17h30, le détachement repasse la frontière et va cantonner à Beauzémont. A la suite de cette pointe en territoire annexé, où les habitants se sont montrés froids, corrects mais comme terrorisés, le Lieutenant Sans est proposé comme Capitaine, le Chasseur Daumar pour la Médaille Militaire.

Les renseignements fournis par les habitants font connaître qu'il n'y a pas encore baucoup de monde dans la région mais que des barrages sérieux sont en voie de construction vers Bourdonnay et la région des étangs, où arrivent de nombreux corps d'infanterie et d'artillerie.

6 août

Beauzémont

Rassemblement de la Brigade à la Ferme de La Fourasse en position d'attente. Cantonnement à Beauzémont.

7 août

Hénaménil

Rassemblement à la Ferme de La Fourasse. Le demi-régiment se porte vers Coincourt pour reconnaître le bois de Moncourt et du Haut-de-la-Croix. Le bois de Moncourt, occupé le matin-même par l'ennemi est évacué ; le village de Lagarde semble être tenu par de la cavalerie, ainsi que le boqueteau du Haut-de-la-Croix. Cantonnement à Hénaménil.

8 août

Parroy

Rassemblement de la Brigade à Xures. Une attaque sur Moncourt et la Haut-de-La-Croix est décidée par le Général de Division.

Elle a lieu à 12 heures par :

L'infanterie progresse sans incident. L'Escadron s'arrête sur le chemin de crête de Moncourt au Bois du Haut-de-la-Croix et envoie :

La première trouve Ommerey évacué, elle apprend par les habitants que l'ennemi amène de grandes forces dans la région des étangs. La seconde, à son arrivée devant La Garde est fusillée à bout-portantde la lisière du village. Le Chasseur Herbault est tué, le Chasseur Godfroy blessé à la main gaucheainsi qu'un cheval. La reconnaissance qui s'est repliée sur l'Escadron annonce que le Sous-Lieutenant Le Pelletier, blessé, a disparu. L'Escadron est immédiatement envoyé à la recherche de cet officier. Dirigé par le Brigadier Durmand, dont la conduite a été parfaite, l'Escadron prend l'itinéraire suivi par la reconnaissance. Le Peloton Van Merlen en fourrageurs ratisse le terrain, soutenu par les autres pelotons en ligne d'escouades, le Maréchal-des-Logis Durin en flanqueur à gauche. Quelques coups de fusil sont tirés de la lisière du village où l'on a vu rentrer précipitamment un peloton de dragons ennemis.

L'Escadron se met à l'abri au Sud du Bois du Haut-de-la-Croix pendant qu'une patrouille commandée par Le Capitaine et le Lieutenant Van Merlen continue les recherches sans résultat. On sut, un mois après, que le Sous-Lieutenant Le Pelletier avait été fait prisonnier et interné à Torgau-sur-Elbe.

L'Escadron rejoint le Régiment vers Coincourt et cantonne le soir à Parroy. Le Sous-Lieutenant de Montbéliard prend le commandement du peloton Le Pelletier.

9 août

Hénaménil

Rassemblement de la Division à Hénaménil. Rentrée au cantonnement. Repos. Arrivée de troupes du 16ème Corps, 58ème de Ligne.

10 août

Beauzémont

Rassemblement de la Division à La Fourasse. On ne fait rien. Cantonneent à Beauzémont. Le 58ème de Ligne occupe La Garde et Moncourt.

11 août

On apprend l'échec du 58ème attaqué au petit jour par des forces importantes, a dû évacuer La Garde. Une batterie de 75 est aux mains de l'ennemi. L'infanterie tient cpendant à Moncourt. Violente cannonade sur ce village. Le demi-régiment reste toute la journée en réserve, à l'Est de Coincourt, le peloton L'Hotte en soutien des mitrailleuses, sur la crête Sud de Coincourt. Le peloton de Planta en observation sur la route de Xures.

La division va bivouaquer à quelque distance de Valhey à 22 heures.

12 août

Valhey

Rassemblement à l'embouchure de la Fossade. Cantonnement à Valhey.

13 août

Valhey

Rassemblement de la Brigade au Sud de Valhey. Cantonnement à Valhey.

14 août

Parroy

Rassemblement du Régiment au Nord de Parroy. Le demi-régiment est envoyé en découverte :

Précédé par une reconnaissance commandée par le Sous-Lieutenant L'Hotte (ordre du Colonel), l'Escadron se met en marche à 4 heures, gagne Réchicourt par Bathelemont, Ferme de La Fourasse, cote 322, d'où il envoie le Maréchal-des-Logis Duchemin en découverte sur Le Signal-des-Allemands.

Réchicourt est inoccupé. L'Escadron continue sur La-Chapelle-St-Pierre, où sa pointe, commandée par le Maréchal-des-Logis Robergeau, reçoit de nombreux coups de fusil tirés des hauteurs entre Bezange et le bois de Moncourt. En même temps, un peloton de cavalerie ennemie, précédant une petite colonne d'infanterie, est aperçu sortant du moulin entre Bezange et Réchicourt et avançant sur ce dernier village. Les cavaliers ennemis sont mis en fuite par le tir d'un seul homme de l'Escadron, le Chasseur Cousin. L'Escadron se place en observation au Sud de Réchicourt que l'infanterie ennemie occupe bientôt.

La reonnaissance Duchemin indique Le Signal-des-Allemands comme fortement tenu par des tranchées - on a entendu une vive fusillade dans cette direction.

La reconnaissance L'Hotte s'est heurtée entre Bezange et Moncourt à une barrière d'infanterie ; elle a essayé ensuite de percer entre Moncourt et le bois du Haut-de-la-Croix, où elle a été accueillie par une vive fusillade. Elle a eu trois chevaux blessés. Vers 10 heures, l'Escadron rejoint la Brigade qui, venant d'Arracourt, repousse les éléments ennemis et occupe Réchicourt.

Vers 12 heures, entrée en ligne du 26ème de Ligne qui attaque et prend le Signal-des-Allemands.

La Brigade se porte en réserve à la ferme de Vaudrecourt, d'où elle va bivouaquer à 21 heures à Rémeréville.

15 août

Sornéville

Rassemblement de la Brigade au Sud de Sornéville. La Division a la mission de surveiller les passages de La Seille entre la forêt de Bezange et Champenaux. Bivouac sous la pluie près de Sornéville. Crise hépathique

16 août

Lunéville

A 2 heures départ pour Lunéville où la Brigade arrive à 5 heures. Régiment consigné au quartier.

17 août

Départ pour Sarrebourg, formation du Corps de Cavalerie

Languimberg

Le Général Varin, commandant la cavalerie d'Algérie prend le commandement de la 2ème Division [de Cavalerie]

Un corps de cavalerie, sous les ordres du Général Conneau, comprenant les 2ème, [ 6ème et 10ème] Divisions [et du 2ème Bataillon de Chasseurs à Pieds] est formé pour opérer en Lorraine annexée. Départ du quartier à 10 heures ; itinéraire Chanteheux, forêt de Parroy (tranchée du Haut-de-la-Faite), Emberménil, Xousse, Rémoncourt, Moussey, Maizières, Azoudange. Cantonnement à 20 heures à Languimberg. L'infanterie française a atteint la ligne Marsal - Gélucourt - Azoudange.

18 août

Languimberg

Le Corps de Cavalerie se porte dans la région de Langatte, couvrant le flanc droit de l'Armée, en reconnaissance dans le secteur Berthelming - Sarrebourg. Itinéraire : route de Sarrebourg - Dianne-Capelle - Kerprich-aux-Bois, où le Régiment reste en réserve une partie de la journée. Plusieurs obus de gros calibre tirés des hauteurs de la rive droite de la Sarre tombent sur la crête 285 (500 m Sud de Langatte).

Dans la matinée le Colonel nomme sous-officier le Brigadier-éclaireur Duniau, en récompense de sa belle conduite aucours de la reconnaissance où le SOus-Lieutenant Le Pelletier a été fait prisonnier.

Bivouac à 22 heures au Sud-Ouest de Languimberg.

19 août

Languimberg

Rassemblement de la Division entre Langatte et Haut-Clocher. Elle doit tenter un coup-de-main sur Berthelming (destuction de la voie ferrée) et sur Fenétrange (ou Fenestrange selon les cartes). A l'instant où ses premiers éléments atteignent la crête 302, elle est en butte au tir de gros calibre de l'artillerie allemande qui la force à rétrograder et à interrompre sa mission.

Dès le matin, l'Escadron est envoyé en reconnaissance sur l'arbre de Haut-Clocher, surveillant le direction de Sarrebourg où des pelotons de cuirassiers sont entrés dans la ville.

Le Peloton de Planta est en reconnaissance sur Dolving

L'Escadron trouve l'arbre de Haut-Clocher occupé par de l'artillerie française qui dirige son feu sur les hauteurs d'Hilbischeim. Des batteries lourdes allemandes sont signalées sur ces crêtes aux cotes 316 - 325, ainsi que des rassemblements d'infanterie sur Sarraltroff. L'Escadron est rappelé au rassemblement du Régiment vers midi.

Le Peloton de Planta a pu atteindre Dolving sans incidents et rendre les derniers honneurs au Lieutenant d'Aubergeau du Dragons, tué la veille en reconnaissance et dont le cadavrea été retrouvé dans un champ par les chasseurs du peloton. L'attaque de l'infanterie au Nord et à l'Est de Dolving progresse difficilement : le village de Dolving est arrosé d'obus dont un éclat blesse un cheval du peloton.

Le Lieutenant de Planta rejoint le soir à Languimberg. Dès son arrivée au rassemblement de la Division, près de Langatte, l'Escadron reçoit l'ordre de protéger la retraite de l'Escadron d'Abzac, engagé à la Ferme Fromenhof, route de Haut-Clocher à Gosselming. L'Escadron laisse ses chevaux de train à la lisière Sud du bois de Fromenhof sous la garde du Lieutenant L'Hotte, se porte à hauteur de la ferme et s'installe au combat à pied à l'Est et contre la route de Gosselming.

L'Escadron d'Abzac est de l'autre côté de la route qui, à la traversée du bois, est encombrée de fantassins et de caissons d'artillerie.

Une viloente canonnade, venue des hauteurs de St Jean-de-Bassel, s'abat sur la lisière de bois et sur la route, y causant un grand désordre et quelques pertes. Les artilleurs peuvent emmener leurs piècs et l'Escadron d'Abzac, précédé de cyclistes bat en retraite.

L'escadron reçoit l'ordre de tenir la lisière Nord du bois, jusqu'à l'arrivée de nouvelles compagnies d'infanterie. Il envoie le Maréchal-des-Logis Robergeau et quelques cavaliers à la recherche de chasseurs cyclistes blessés qui ont dû être abandonnés. Le Capitaine se porte en reconnaissance de terrain à quelques cents mètres en avant dans la direction de Gosselming. L'artillerie ennemie continue son tir sur la ferme de Fromenhoff. Pendant l'absence du Capitaine, l'Escadron reçoit l'ordre impératif de retraite sur Langatte, sans attendre l'infanterie. Il est ramené à ce point par le Lieutenant Sans. Malgré la canonnade très violente il n'y a aucune perte.

Cantonnement à Languimberg à 22 heures. On annonce l'arrivé de plusieurs batteries de Rimailho, l'arrêt de l'attaque tentée par notre infanterie sur Angviller - Bisping, et la probabilité d'une forte contre-attaque allemande pour le lendemain.

20 août

Gondrexange

Alerte à 1 heure. La Division se rassemble vers Kerprich-aux-Bois avec mission vers midi de couvrir la retraite de l'infanterie qui vient d'échouer dans ses attaques sur Gosselming et Dolving.

L'Escadron est en soutien des batteries de la Division, installées à l'Est de Kerprich, direction générale Langatte. Le Maréchal-des-Logis Durin est envoyé en reconnaissance sur les digues de l'Étang de Stock. Vers 16 heures, il signale l'arrivée de têtes de colonned'infanterie allemande venue du Nord à hauteur de la tour de Stock. Le Sous-Lieutenant L'Hotte, parti en confirmation de ce renseignement le déclare erroné. Le Maréchal-des-Logis Duchemin est envoyé pour s'assurer qu'aucun élément français ne reste dans la vallée de de Langatte. Violente canonnade de batteries allemandes dans toute la vallée sans aucun résultat.

A 18 heures, retraite sur Gondrexange par Dianne-Capelle, et, bivouac vers la cote 207, un kilomètre Sud-Ouest de cette localité. Dans la nuit, nombreux coups de fusil tirés sans raison par les fantassins qui occupent Gondrexange ; un cheval du 4ème Escadron est tué.

21 août

Larouxe

Rassemblé jusqu'à 10 heures au Sud de Gondrexange, la Division se replie sur St Georges - Igney - Foulerey, où les batteries françaises canonnent, par erreur, les détachements français qui tiennent les hauteurs au Nord de ce village ; continuation de la march pa le bois d'Igney, Autrepierre, Chapelles, Domèvre, où se fait l'abreuvoir, Herbéviller, Ogéviller, Thiébaumenil, Larouxe, où l'on arrive à 22 heures. Une partie de l'Escadron, perdue dans l'obscurité n'arrive au cantonnement qu'à minuit, conduite par le Lieutenant de Planta et les mauvais chemins joignat Bénaménil à Larouxe.

22 août

Fraimbois

Départ 3 heures. Rassemblement de la Brigade à Vého. L'Escadron a la mission de tenir la station d'Emberménil (Peloton de Planta) et la cote 315, 2 kilomètres 500 Est du Fort de Manonviller.

Les Chasseurs du 2ème Bataillon tiennent les environs de Limtrey et le Bois de Remabois. Un peloton de cavalerie allemande venu de Remoncourt sur Emberménil est mis en fuite par le feu de dragons postés à Remabois.

Violent orage de grêle vers 14 heures au cours duquel des éléments d'infanterie allemande se heurtent au Nord de Vého à des pelotons de chasseurs à pied.

Violente canonnade sur le Sanon et dans la direction de Blamont

A 16 heures, on apprend que la situation est devenue très critique pour nos troupes dans la région Crion - Sionviller. La Division a l'ordre de se porter à la cote 305 pour appuyer notre infanterie. Le Régiment se porte sur Manonviller, par le fort, et se dirige ensuite lentement sur le Pont de Sauley, par la Forêt de Mondon, où l'escadron, chargé d'escorter un approvisionnement d'avoine, le rejoint.

Rassemblé au Pont de Sauley, rive gauche, la Brigade assiste à l'exode de nombreux fugitifs de Lunéville et à la retraite de l'Infanterie du 16ème Corps qui se replie découragée mais en bon ordre sur Gerbéviller. Les obus allemands canonnent à Framber, sur la route de Baccarat.

L'Escadron reçoit l'ordre à 17 heures d'assurer la défense du Pont de Sauley, conjointement avec l'Escadron d'Abzac : le deuxième demi-régiment a la mission de faire sauter le Pont de Moncel-les-Lunéville.

La reconnaissance terrain faite à la tombée de la nuit, les pelotons Sans et de Montbéliard prennent les avant-postes au pied des falaises du Bois de la Haye. Cantonnement du Régiment à Fraimbois. Aucun incident.

23 août

Morivillers A 4 heures, l'Escadron, un peloton cycliste, la section de mitrailleuse de Royer, sont postés sur les hauteurs qui dominent le Pont de Sauley, avec mission d'interdire tout passage. Le Peloton L'Hotte surveille la direction du Château des Abouts, le Peloton de Planta celle de Vathiménil.

A 13 heures, l'Escadron reçoit l'ordre de former l'arrière-garde du Régiment qui se repli sur Gerbéviller. Un faux renseignement indiquant des mouvements ennemis à la lisière de Mondon ramène l'Escadron à sa place primitive. Il reprend ensuite sa mission d'arrière-garde.

Passage à gué de La Mortagne à Gerbéviller dont le pont est fortement barricadé (NB : il sera le lieu de combats violents et mémorable d'un peloton du 2ème Bataillon de Chasseurs au moment de l'arrivée des allemands). Grand-halte dans le Bois de Haudonviller. Rassemblement vers La Nagué et cantonnement à Mariviller.

L'ennemi n'a encore fait aucun acte de poursuite : on apprend qu'il est entré à Lunéville, musique en tête, les canons de fusil ornés de bouquetes des champs. Dès le matin, le Lieutenant Sans a été envoyé sur Mont et la route de Nancy. Il rejoint le 25 août.

24 août

La Nagué

Les Corps français battus le 22 au Nord et à l'Est de Lunéville - Morhange se sont repliés, partie sur Saffais, partie sur Bayon. Les ponts de Blainville, Mont, Lamotte (dont la destruction n'a pas réussi) ont sauté, celui de Gerbéviller est fortement barricadé.

Le Corps de Cavalerie, aidé de ses bataillons de chasseurs à pied et de ses cyclistes, soutenu par une nombreuse artillerie est chargé d'arrêter la poursuite ennemie sur le front Blainville - Luivaux, vallée de l'Euron. La Brigade Contades occupera le secteur Bois de Jontois, Clayeures, Bois des Filières, avec la Ferme de La Nagué comme position centrale, en arrière de laquelle elle se tiendra en réserve. Deux batteries seront placées sur les crêtes de La Nagué : des éléments du 2ème Bataillon tiendront Franconville et les bois environnants.

A cheval à 3 heures 30, la Brigade se rassemble au Sud du Bois de Jontois : le général réunit les officiers pour un tour d'horizon et presque au même instant l'artillerie allemande ouvre le feu sur la crête. Nos batteries ripostent pendant que la fusillade fait rage vers Franconville.

Jusque 15 heures, la brigade qui réchappe au tir ennemi en se déplaçant latéralement en arrière des crêtes, se porte sur le Bois des Filières et Moriviller dans le but de secourir une batterie quiest signalée en danger. Celle-ci ayant pu se dégager par ses propres moyens, la brigade traverse l'Euron au Sud de Clayeures et s'installe sur la crête de Borville. Les pelotons de Montbéliard (celui-ci en liaison à la Division) et de Planta, occupent des tranchées au Nord-Ouest de Borville, pendant que le reste du Régiment est en réserve, à l'abri de la crête. Un gros d'infanterie allemnde qui s'est avancé jusqu'à la Ferme de La Nagué est rapidement dispersé par nos canons placés à l'Est de Borville, dans le clocher duquel tinte le glas. Aucune attaque ennemie n'est tentée dans notre direction.

Vers 17 heures, arrivée des têtes de colonne du 14ème Corps venant de Moselle. L'ennemi semble avoir progressé dans la direction de Moriviller - Remenonville - Serainville. Il concentre un feu d'artillerie intense sur la côte d'Essey qui n'est pas occupée.

A la nuit, immenses lueurs vers Franconville et Gerbéviller : les deux villes sont en flammes. Cantonnement à 21 heures à Villacourt.

25 août

Rozelieures

Départ à 4 heures. Des rnseignements prvenus dans la nuit indiquent que trois corps bavarois sont devant nous entre Lamotte et Gerbéviller. Les 14 et 16ème Corps français vont attaquer dans cette direction pendant que le 21ème Corps débouchera de Baccarat sur le flanc gauche de l'adversaire.

L'Armée est sous les ordres du Général de Castelnau.

La 2ème Division est rassemblée, en réserve, à l'abri du Bois de la Voivre pendant que la bataille s'engage. Le 2ème Bataillon de Chasseurs à Pied se couvre de gloire à la prise de Bois Lalau, sous les ordres du Commandant Boussa.

Vers 14 heures, la Brigade est ramenée vers St Rémy-au-Bois pour soutenir le 16ème Corps dont les fuyards sont ramenés de force au feux par des pelotons de chasseurs et de dragons. A 18 heures, la nouvelle se répand que l'ennemi est en retraite sur la Mortagne et que la cavalerie a l'ordre de poursuivre.

La Brigade se porte lentement sur Laromontgey, Borville, Clayeures ou le demi-régiment est à l'avant-garde et La Nagué, où elle bivouaque à 22 heures avec défense d'allumer des feux.

Le chef Serrignat, demeuré à Clayeures pour se procurer des vivres, n'arrive pas à rejoindre l'Escadron dans l'obscurité. Il se porte le lendemain sur Lamotte et rejoint le 27.

26 août

Départ du bivouac à Minuit 30. La Division se rassemble à Damas-au-Bois dans le but de parer à une contre-attaque allemande par Mattexey - Girivillers. Le succès français se confirme ; l'ennemi est en retraite sur la Meurthe, il tient le passage de la Mortagne par de fortes arrière-gardes et une nombreuse artillerie.

Cantonnement à 17 heures à St Rémy-au-Bois.

27 août

Repos à St Rémy-au-Bois.

Le village a été mis au pillage par les traînards du 16ème Corps d'Armée.

28 août

La Brigade est envoyée au cantonnement à Lanemevile-devant-Nancy et Jarville où s'installe le demi-régiment à 12h30. Itinéraire : St Rémy - Laromontgey - Villacourt - Bayon - Velle-sur-Moselle - Burthecourt - Lupecourt.

29 août

L'ennemi tient la vallée de la Seille, Moncel, le plateau de Serres, le Sanon, Lunéville. Il a complètement échoué sur le front Couronné de Nancy, il a été battu à Rozelieures. L'offensive française continue pour s'assurer les débouchés de la Meurthe.

La Division se rassemble à 8 heures vers Senoncourt, en réserve générale. Elle rentre au cantonnement à 17 heures.

Arrivée à l'Escadron du Sous-Lieutenant Weiss, mis en surnombre, avec 8 cavaliers réservistes, venant de Vitry. Le Lieutenant Sans est nommé capitaine à titre provisoire, le [Sous]-Lieutenant Weiss prend le commandement du 1er Peloton.

30 août

L'ennemi tient Buis, Moncel, Hoéville, plateau de Serres, Valhey, Eniville. Il semble se retirer sur la Seille.

Les 20ème et 17ème Corps attaquent les bois d'Eniville, Serres, Sornéville. Entre Meurthe et Mortagne les français progressent : le 21ème Corps a repoussé les Corps bavarois aux environs de Baccarat. De gros rassemblementennemis sont signalés au Nord de la Forêt de Bezange.

Rassemblement de la Division vers Harancourt, en réserve générale non loin de Ranbetan ? Rentrée à Jarville à 11 heures.

31 août

Repos à Jarville

Dislocation du Corps de Cavalerie de Lorraine : la 2ème Brigade légère du Général de Contades est rattachée à la 10ème Division de Cavalerie (ancienne Division Conneau), sous les ordres du Général Greslet.

La Brigade s'embarque le lendemain pour une destination inconnue. Le Maréchal-des-Logis Robergeau se blesse accidentellement au pied en maniant son revolver chargé.

1er septembre

Départ de Jarville à 12 heures. Embarquement à Pont-St-Vincent à 17h40, un train spécial pour l'Escadron.

2 septembre

Epernay - Damery - Crézancy

Arrivée et débarquement à Epernay à 4 heures. Arrivée à 7 heures 30 au cantonnement de Damery.

Le Sous-Lieutenant Weiss passe au service de renseignements de régiment en place du Sous-Lieutenant Van Merlen qui reprend son peloton (le 4°) [NDW : Le SLT Van Merlen avait quitté l'Escadron le 3 août et commandait a priori le 2° peloton]. Le Sous-Lieutenant L'Hotte prend le 1er Peloton. Le Sous-Lieutenant Gabrielle est mis en surnombre à l'Escadron. Le Capitaine Sans est placé en liaison à la Division.

Alerte à 14 heures 30. Départ à 16 heures. La Brigade prend la direction de Château-Thierry par Dormans.

Grand encombrement de route à Dormans, équipage de pont, convois, ambulances. Nous apprenons que les armées françaises battues à Charleroi et au passage de la Sambrese replient sur la Marne.

L'évacuation de la gare de Reims est en voie d'exécution, celle d'Epernay commencée. De petits engagements auraient eu lieu au Nord de Dormans, Château-Thierry serait menacé par la cavalerie allemande.

Cantonnement bivouac à Crézancy à 23 heures. Dans la nuit, défilé ininterrompu d'arrières-gardes d'infanterie, de convois et de nombreux réfugiés belges.

3 septembre

Combat de Château-Thierry

Départ de Crézancy à 4 heures. La Division se rassemble vers la ferme Petret, 44 kilomètres Sud de Château-Thierry, à cheval sur la route de Montmirail. Elle a suivi pour s'y rendre l'itinéraire St Eugène - Courbon, Les Petits-Bordeaux.

La 10ème Division, Greslet, comprenant les 10ème, 13ème (?), 19ème, 20ème Dragons, 17ème et 18ème Chasseurs, faisant partie du Corps de Cavalerie Conneau, est chargée d'arrêter et de retarder la poursuite ennemie au passage de la Marne.

Vers 7 heures, l'Escadron reçoit l'ordre de tenir les débouchés du pont de Château-Thierry sur la route de Montmirail, il est appuyé, à droite, par un demi-régiment du 18ème Chasseurs quoi tient Nesles et les Evaux.

Les pelotons Van Merlen et Montbéliard sont placés à proximité de l'aqueduc, à la lisière Nord du bois de Nogentel. Les pelotons L'Hotte et de Planta sont à la lisière Sud du même bois : en réserve. Le Maréchal-des-Logis Duchemin est envoyé en observation du pont de Chésy-sur-Marne. La Brigade reste en réserve vers la ferme Pétret.

A 7 heures, un gros de cavalerie ennemie, accompagné d'artillerie, se montre sur les crêtes Nord de Château-Thierry, à proximité d la grande route. L'artillerie allemande ouvre le feu sur les escadrons français de Nesles qui eux-mêmes sont aux prises avec les premiers éléments ennemis qui, ayant passé la Marne, ont gagné du terrain dans la direction de Blesmes.

A 8 heures, le Maréchal-des-Logis Duchemin, en observation vers Chézy, signale une colonne d'infanterie, précédée de quelques cavaliers et accompagnée d'une batterie, qui débouche de la Marne par Azy sur Chésy. L'Adjudant Perrin envoyé en confirmation de renseignement le déclare fondé.

L'Escadron prend la disposition suivante :

Vers 9 heures, l'ennemi attaque le Peloton L'Hotte avec une demi-compagnie déployée, une ou deux mitrailleuses et une pièce. Le Pelton L'Hotte riposte au feu. Les pelotons de Planta et de Monbéliard, aidés par le Peloton Van Merlen qui a été rappelé après avoir pu tirer quelques coups de fusil sur des éléments ennemis qui progressaient vers Nesles, sont en échelon à gauche, battant le ravin de Chaillanet.

Le Peloton L'Hotte se replie quand l'ennemi arrive à 400 m de lui. dans le combat l'élève brigadier Mayer est blessé à la tête : il est ramené par son officier de peloton. dans la retraite, dirigée sur les fermes des grands et des petits Narvins, le peloton est en butte à un feu violent de mitrailleuses et d'artillerie qui, malgré la formation "en fourrageurs" et l'allure rapide, blesse le Brigadier Herzock au côté et la jument La Frousse à la machoire.

Protégé par le feu des trois autres pelotons de l'Escadron, le Peloton L'Hotte arrivé à la ferme de Narvins s'apprête à un nouveau combat à pied, quand le Capitaine reçoit l'ordre de rallier tout son monde au gros de la Brigade, vers le bois des Corbeaux.

La retraite se fait en ligne par quatre, au trot, l'ennemi ne tentant aucune poursuite et se contentant de canonner les endroits evacués.

Le 2ème Escadron qui a été envoyé en soutien de l'Escadron à gauche rejoint également la Brigade. Les blessés sont remis à l'ambulance de la Division.

La Brigade se rassemble dans le courant de l'après-midi aux environs de Rozoy-Belleville, non loin de Fontenelle et va cantonner aux environs de Rebais ; le 17ème Chasseurs à la ferme Bailhard, 1 500 m Est de Doué, par l'itinéraire Viels-Maison - Verdelot - Bellot - Rebais.

4 septembre

Verdelot

Départ de la Ferme Bailhard à Minuit 1/4. Quinze chevaux fatigués sont laissés au convoi. Le Général de Contades nous demande si nous sommes en état de marche [illisible] déclaront que non. Seul je déclare que mon escadron le peut mais qu'il risque de laisser nombre de chevaux en route.

Départ de la Ferme Bailhard à Minuit 1/4. Quinze chevaux fatigués sont laissés au convoi. Le Général de Contades nous demande si nous sommes en état de marche [illisible] déclaront que non. Seul je déclare que mon escadron le peut mais qu'il risque de laisser nombre de chevaux en route.

Rassemblement de la Division à Viels-Maison par l'itinéraire Rebais - Bellot - Verdelot. Mission : ralentir la poursuite ennemie au passage du Petit-Morin.

La Brigade occupe, à 1 500 m Ouest de Viels-Maison la ferme des Entes, route de Viels-Maison à La-Ferté-sous-Jouarre.

Dès 6 heures, l'ennemi, infanterie cavalerie à pied, cherche à déboucher de la grande forêt, en marche sur Viels-Maisons. Il est aidé par une nombreuse artillerie.

Le cheval Mylord est blessé d'une balle à la jambe gauche.

Vers Midi, l'Escadron est commandé pour reconnaître et jalonner la ligne de retrait par la ferme du Point-du-Jour, pont de l'Avenir sur le ruisseau de Viels-Maisons - Verdelot. [le Moreau]

Arrivé au pont désigné, l'Escadron place le Peloton L'Hotte au combat à pied face à Viels-Maisons, battant la vallée ; les trois autres pelotons, couverts par des vedettes, en réserve, dissimulé par les buissons du ruisseau.

Vers 15 heures, les vedettes signalent l'arrivée de tirailleurs ennemis à la ferme [du Grand]Cornoult, 300 m Ouest de Viels-Maisons, et à Viels-Maisons.

Le Peloton L'Hotte ouvre le feu à 800 m sur les premiers éléments ennemis aperçus. Il est soutenu par le Peloton de Planta.

Le Lieutenant Van Merlen est désigné pour apporter le renseignement à la Brigade qui commence sa retraite par [Fontaine]Jeannette. Les Pelotons Van Merlen et de Montbéliard prennent position à l'angle Nord-Ouest du petit bois cote 202 sur le versant opposé de la vallée. L'attaque ennemie se fait immédiatemment pressante ; l'adversaire progresse sur les deux versants du ruisseaude Viels-Maisons, malgré les feux des pelotons.

Les Pelotons L'Hotte et de Planta sont obligés de retraiter au galop sur le village de Verdelot. Le Chasseur Dardy est mortellement blessé à la poitrine et ramené jusqu'au village.

Le Régiment a pu gagner Verdelot par la Ferme de [Fontaine]-Jeannette avec quelques pertes seulement, malgré de nombreux coups de fusils. Le Général de Brigade envoie l'ordre au détachement de Montbéliard de retraiter immédiatement. Le mouvement se fait au galop, en fourrageurs, sous le feu violent de l'adversaire qui n'est plus qu'à 400 m.

Les blessés sont rapportés à Verdelot et, dans l'impossibilité de trouver un moyen de transport, abandonnés à la municipalité. L'Escadron rejoint à 14 heures le rassemblement de la Division sur le plateau de [La] Haute-Croix, où l'ennemi envoie bientôt une grande quantité de projectiles de gros calibre.

La Division, un peu en désordre, se replie jusqu'à la route Montolivet - Laulinoue, où elle s'abrite.

L'Escadron bat correctement en retraite au petit-trot, en ligne par quatre. Trois chevaux sont gravement blessés.

L'Escadron, sur l'ordre du Colonel Prax, prend à 15 heures position au combat à pied vers Laulinoue, faisant face à la direction Le Fresnois.

Le Maréchal-des-Logis Auclair en patrouille sur les bois de Vaumartin.

Le canon ennemi arrose toute cette zone d'une grande quantité de schrapnells.

A 16 heures, l'Escadron se retire sans avoir pu tirer un coup de fusil sur un assaillant qui se tient à distance. Il s'abrite en arrière du château de Villiers-les-Maillets et rejoint la Division vers Marvilliers. La Brigade se met à 17 heures en marchesur La Ferté-Gaucher où elle arrive à 18 heures. Il est procédé à une réquisition d'avoine pendant laquelle l'Escadron fournit le poste de sûreté. un cycliste ennemi quisortait de La Ferté-Gaucher essuie de nombreux coups de fusil de nos cavaliers et disparaît sans être atteint.

On apprend que le convoi régimentaire du 17ème Chasseurs a été violemment canonné et mis en désordre aux environs de Bellot. les chasseurs Chatel, Guyon, Frenais E.M, Delbarre, Bernelas ont été blessés. le Chasseur Cornette tué. Labarthe blessé, recueilli chez le curé de La Ferté-Gaucher.

Le 1er demi-régiment est désigné pour prendre les avant-postes à La Ferté-Gaucher pendant que le reste du Régiment va cantonner à Chartronge. Le demi-régiment s'installe en arrière des ponts, rive-gauche.

L'Escadron fournit :

5 septembre

Les postes se replient à 4 heures. Au même moment le Génie fait saute le pont de La Ferté-Gaucher.

Le demi-régiment rejoint le rassemblement de la Division, au Sud de Chartronge. La mission de la journée sera de ralentir la marche ennemie sur la ligne de l'Aubetin, d'abord sur le front de Chartronge, puis sur celui de Champcenetz. Vers 14 heures, la Division cantonne à St Brice près Provins.

6 septembre

La Division rassemblée aux Filles-Dieu, 1 000 m Nord de Provins, se porte dans la direction de Courchamp et s'arrête aux environs de la Bretanche. [Sud Courchamp]

L'ordre d'attaque générale est donné. Les troupes anglaises ont comme objectif principal Jouy-le-Châtel, le Corps du Général Maud'huy se dirige sur La Ferté-Gaucher. On lit aux troupes un ordre du jour du Général en chef prescrivant à chacun de faire son devoir jusqu'au bout, la lutte pouvant être décisive.

La cavalerie est chargée de faire la liaison entre les Corps anglais et français sur le front Nord ee la forêt de Jouy. Le poste de commandement du Général Conneau est à Chenoise.

Le Sous-Lieutenant de Planta est envoyé en reconnaissance sur Courchamp - Champcenetz - Chartronge. A 7 heures 30, la Brigade légère se porte en avant-garde sur Courchamp - Champcenetz et s'arrête à la ferme.

A 14 heures, un gros de cavalerie ennemie, canon et cyclistes est signalé de Choisy sur Chartronge.

A 18 heures, le bois des Marets, occupé par les cyclistes ennemis est fortement canonné par nos pièces.

L'Escadron reçoit l'ordre de tenir par des combattants à pied la lisière Nord du bois St Jacques, 1 200 m au Sud de Champcenetz et à l'Ouest de la route.

Le Liieutenant de Montbéliard a l'occasion d'ouvrir le feu sur des escadrons ennemis qui se réfugient dans le bois des Marets. la bataille se fait violente vers Cerneux et plus à l'Est.

Quelques obus tombent à proximité du Peloton de Planta qui reçoit du Colonel Prax l'ordre de retraite au Sud du bois où se trouvent les escadrons de soutien.

Quelques obus éclatent au dessous des Pelotons L'Hotte et Van Merlen, sans faire aucun mal.

Vers 17 heures, arrivée de compagnies d'infanterie de ligne qui ne progressent toutefois pas au delà de la lisière de la forêt.

L'Escadron se replie par ordre à la nuit tombée et rejoint le bivouac à St Brice. En ce jour la poursuite ennemie a été définitivement arrêtée.

Dans sa reconnaissance du matin le Peloton de Planta s'est heurté vers Courchamp à une patrouille de cavalerie, lui a tué trois hommes et a rapporté des renseignements intéressants.

Les Chasseurs Bernelas et Voinot, grièvement blessés au combat du 4 septembre à Verdelot sont proposés pour la médaille militaire. Le capitaine commandant est proposé pour le grade de Chef d'Escadrons

7 septembre

Départ de St Brice à 5 heures 15. Rassemblement de la Division à StHilliers.

On apprend que les cavaliers et fantassins allemands qui nous ont combattu la veille sont en retraite sur le Grand-Morin. ordre de poursuivre.

Celle-ci s'exécute à 14 heures 30 pour la Division par Courtaçon, Vieux-Maisons, Pierrely, où nos patrouilles s'emparent d'une ambulance comptant une quarantaine de blessés et deux officiers allemands, délivrant du même coup le Maréchal-des-Logis réserviste Didierjean, blessé à l'épaule, et que l'ennemi s'apprêtait à fusiller. Il l'accusait d'espionnage parce que, parlant l'allemand avec correction, il avait eu l'imprudence de dire qu'il connaissait une partie de l'Allemagne.

La marche continue sur Montils, La Chapelle-Vérouge, le passage du Grand-Morin, Le Montcel, où la Brigade bivouaque à 19 heures.

De fortes batteries allemandes sont signalées au Nord du village de St Barthélémy. Dans sa retraite précipitée, l'ennemi a incendié le village de Courtacon et pillé toutes les localités sur son passage.

On apprend que les forces qui se replient en ce point sont d'une division de cavalerie de la garde et d'un corps poméranien.

8 septembre

Combat de Montmirail

Rassemblement de la Division vers St Barthélémy à 5 heures. On découvre dans ce village les débris du convoi de la Division canonné pendant la retraite. On entend une viloente canonnade vers Montmirail et La Ferté-Gaucher.

A Midi, bond sur le Petit-Morin par Montdauphin : passage de la rivière à 13 heures et long arrêt au Sud de Vandières.

Des batteries allemandes sont signalées sur la route Coulommiers - Viels-Maisons - Montmirail.

A 14 heures [illisible] arrivée des têtes de colonnes d'infanterie qui occupent Vendières et s'avancent à l'attaque sur Marchais. Violente attaque de Montmirail dont le château est en flammes.

La division appuie à gauche le mouvement offensif français qui tend à déborder les défenseurs de Montmirail par Marchais. A 17 h 30, la Brigade est massée au Sud de l'Épine-au-bois.

A 18 heures, l'Escadron reçoit l'ordre de se porter en soutien des batteries de la Division qui se placent sur la route de Viels-Maisons à Montmirail, au lieu-dit La Boudois, dans le but de battre la route Montmirail - Fontenelle, où s'écoulent de fortes colonnes ennemies.

L'ennemi est en pleine retraite à 22 heures. Cantonnement à Viels-Maisons, village complètement pillé.

A l'ambulance allemande on trouve le Sous-lieutenant Recoing, laissé pour mort sur le terrain le 4 septembre à Verdelot, le Chasseur Frenais, cycliste de l'État-Major venu de l'Escadron, les Chasseurs Bernelas et Voinot ; le Chasseur Guillerme y est déposé.

9 septembre

L'ennemi continue sa retraite.

La Division se porte sur Château-Thierry, Montfaucon, Essises sans rencontrer aucune résistance.

De nombreux traînards allemands sont faits prisonniers à l'entrée de la ville où le Régiment cantonne à 15 heures. L'Escadron est désigné pour fouiller les maisons qui avoisinnent la gare où des isolés ennemis se seraient réfugiés. Il ne trouve personne mais constate les vols et le pillage organisé par les Allemands.

10 septembre

Marche sur l'Ourcq par Grisolles. Cantonnement au château d'Armentières-sur-Ourcq sans aucun incident. Un demi-peloton, commandé par le Maréchal-des-Logis Auclair est dtaché à la garde du pont de l'Ourcq, au moulin d'Armentières. Prise de contact avec la cavalerie anglaise vers Rocourt.

Parenthèse interne au cahier

Note sur la Bataille de La Marne

Le front français à la dte du 4 septembre est jalonné par une ligne passant par Verdun - le Sud de la forêt d"Argonne - Vitry-le-François - Moraine-le-Petit - Esternay - Villiers-St Georges - Courchamp - Paris.

Les Armées qui le jalonnent, de l'Est à l'Ouest, sont celles des Généraux Sarrail, de Langle, de Cary, Foch, Franchet-d'Esperey et l'Armée anglaise sous les ordres du Général French.

C'est le 6 septembre que le mouvement se déclanche sur l'ordre du Général Joffre. Le Général [Franchet-]d'Esperey, grâce à l'action de l'Armée de Paris, commandée par le Général Maunoury, avance victorieusement. L'action du Général Foch est difficile, mais malgré une contre-offensive violente de l'ennemi, il comprend que celui-ci a dégarni sont front et il manoeuvre en conséquence. Il était ainsi le 10 au soir à Fère-Champenoise qu'avaient quitté les Allemands.

L"Armée du Général Sarrail de son côté ayant à faire à des forces supérieures triomphe de leur résistance. Les Allemands dirigés par le Kronprinz perdirent 7 000 hommes dans la région de Thiaucourt.

Il ne faut pas voir dans les opérations qui se sont alors déroulées une succession de combats heureux sans lien réel les uns avec les autres.

Pareille conception méconnaitrait la vérité. Les batailles de l'Ourcq, de Sézanne, de Fère-Champenoise, de Sermaize, de Thiaucourt ne se superposent pas, elles se coordonnent et s'expliquent les unes par les autres. Leur histoire met en relief la pensée directrice d'un chef unique et suprême, de telle sorte que, si dans la bataille de la Marne, il y a eu des victorieux, il n'y a eu qu'un seul vainqueur, Joffre.

11 septembre

Affaire de Chésy - St Gilles

La Division se porte vers Fismes-sur-Vesle par Saponay, Mareuil-en-Dôle, où elle apprend qu'un fort convoi ennemi est en marche de Chésy sur Mont-Notre-Dame par le bois de Dôle. On aperçoit de nombreux et forts groupes de cavaliers à la lisière Nord-Ouest de cette forêt.

Le 1er Groupe cycliste se porte immédiatemment à l'attaque, il enlèvera une bonne part de ce convoi à la baïonnette.

L"artillerie française ouvre le feu, pendant que plusieurs escadrons de dragons se portent sur Mont-Notre-Dame parla vallée de Murton. Ils ne peuvent néanmoins déboucher du village de L'Huys.

La Division continue sa marche sur Fismes par Chésy : la Brigade se rassemble à la ferme Besson à 15 heures, envoyant ses reconnaissances sur la vallée de Nauron à l'Est.

Vers 15 h 30, elle est violemment canonnée par l'artillerie lourde allemande placée au Nord-Est de Fismes. Elle ne subit aucune perte et se replieet se replie à proximité de la ferme des Prés.

A 16 heures, arrivée de têtes de colonne d'infanterie. L'attaque de Fismes est décidée pour la nuit-même.

A 18 heures, le 1er demi-régiment reçoit l'ordre d'occuper St Gilles-sur-Aidre (au Nauron) en flanquement des troupes d'infanterie qui bivouaquent aux premières maisons de Fismes.

Le Peloton L'Hotte, en avant-garde, reconnait le village de Fismes, où le demi-régiment s'installe pour la nuit.

12 septembre

Le demi-régiment, à 4 heures, se porte sur les hauteurs de la rive droite de l'Aidre, dans le but de gagner Fismes. Il est immédiatemment accueuilli par des obus dont un éclat tue un cheval du 2ème Escadron.

Le demi-régiment se met à l'abri dans le ravin du Grand-Moulin de St Gilles, où il reste pendant toute la durée du combat. Il est rejoint à midi par le reste du régiment.

L'ennemi abandonne Fismes vers 14 heures. La Division se porteen avant vers le Nord, traverse la Vesle à Villette-les-Fismes, gagne Baslieux-les-Fismes, s'avance sur le plateau de l'Arbre de Romain et rentre sans incidents au cantonnement de Bashény.

13 septembre

Rassemblement à 6 heures à l'Arbre de Romain. Marche sur l'Aisne par Roucy, traversée de la rivière à Pontavert. La Division prend la direction de La-Ville-au-Bois, Juvincourt, Amifontaine, où elle fait une longue halte pendant que l'infanterie française (18 ème Corps) entame son attaque sur Craonnelle et que le 3ème Corps, passant l'Aisne à Guignicourt se déploie sur Neufchâtel - Prouvais.

La Division pousse sa marche jusqu'à Sissonne, où elle cantonne. Elle est soutenue par de l'infanterie (Un bataillon) transporté par autobus.

Au départ de Baslieur, le Peloton de Planta est envoyé enreconnaissance (ordre de la Division) sur Berry-au-Bac, Prouvais, Signy-l'Abbaye, but terminal. Signy-l'Abbaye est situé entre Rethel et [Charleville]Mézières. (voir journée du 19 septembre)

14 septembre

Rassemblement à 8 h 30 au Sud-Est de Sissonne. Envoi de reconnaissances sur St Edme et au Nord.

Du rapport de prisonniers faits à l'arrivée à Sissonne, il ressort que les forces de l'armée ennemie se replient sur Vervins, que des masses d'infanterie sont retranchées sur le plateau Craonne - Heurtebize à l'Est et sur l'Aisne vers Neufchâtel à l'Ouest ; que des masses de cavalerie sont à 21 kilomètres au Nord du village de Sissonne.

La bataille continue à l'Est et à l'Ouest. La Division, très en flèche à Sissonne se replie lentement sur Amifontaine après avoir au passage canonné des colonnes ennemies vers St Edme.

Arrivée à Amifontaine à 10 heures, elle aaprend l'arrêt de l'offensive française eau débouché de l'Aisne sur Craonnelle ; de recul de formations de réserve Valobreyere (?) sur Guinécourt dont le pont a sauté.

La Division bat en retraite sur Pontavert par Juvincourt et le Sud du bois de la Ville-au-bois. La route Juvincourt - La Ville-au-bois est fortement arrosée de projectiles de gros calibre qui causent des pertes aux autobus transporteurs du bataillon de soutien.

L'Aisne est retraversé à Pontavert à 18 heures. Le Régiment retraite à 19 heures par Roucy, l'Arbre Romain, sur Glennes où il s'installe au cantonnement bivouac à 22 heures.

15 septembre

Glennes

Rassemblement de la Division à 6 heures à l'Arbre Romain.

Le Régiment est envoyé au repos au village de Grand-Hameau où il reçoit son fourgon forge et son convoi

Retour à l'Arbre Romain à 14 heures et cantonnement bivoauc à Glennes à 22 heures. Retour du Chasseur Thierry, estafette du Peloton de Planta, parti le 13 au matin en reconnaissance sur Berry-au-Bac, Signy-l'Abbaye.

Cet homme rapporte que le peloton de Planta s'est heurté vers Prouvais à une patrouille de cavalerie allemande qu'il a mise en fuite, lui faisant un prisonnier. Le Sous-Lieutenant de Planta, le Brigadier Condom et Feig sont blessés. Le Chasseur Pla est tué à Prouvais. Le peloton a passé la nuit du 13 au 14 à Prouvais avec un bataillon d'Infanterie. Au jour, le 14, le Lieutenant de Planta a envoyé Thierry porteur d'un renseignement et s'est reporté en avant pour accomplir sa mission.

16 septembre

Blanzy-les-Fismes

Rassemblement de la DIvision à l'Arbre Romain à 8 heures

Le Colonel Prax est nommé au commandement de la Brigade. Le Général de Contades est depuis plusieurs jours nommé au commandement par intérim de la 10ème Division.

Repos toute la journée. Cantonnement à Blanzy-les-Fismes.

Arrivée du 1er Corps d'Armée.

17 septembre

Méry-Prencey - Le Corps de Cavalerie se porte à l'aile gauche.

La Division est reportée complètement à l'arrière. Départ de Blanzy-les-Fismes à midi. Cantonnement du Régiment à Méry-les-Fismes ; l'Escadron est détaché à la ferme Méry. Itinéraire : Fismes, grande route de Reims, Muizon, Gueux , Méry.

Le Corps de Cavalerie Conneau se porte à l'aile gauche des armées françaises.

18 septembre

Seringes

Etape Seringes par Bouleuse, Poilly, Framery, Théry, Layery, Cohan, Coulonges, Château de Nesles.

Au passage on apprend qu'une patrouille de cavalerie allemande, coupée de ses lignes, erre dans les bois et a ouvert le feu sur une patrouille de hussards lui tuant deux chevaux.

19 septembre

Vivières - Le Peloton de Planta est porté disparu.

Etape Vivières par La Fère-en-Tardenois, Beugneux, St Rémy, Longpont, Forêt domaniale de Retz, Puiseux. cantonnement de l'Escadron à la ferme Lessart. Le Peloton de PLanta dont on n'a plus de nouvelles depuis le 14 septembre est porté disparu. Il comprenait :

Note de l'auteur : d'un rapport du Lieutenant de Planta parvenu au corps fin novembre, on sut que le peloton, après s'être heurté à des forces ennemies au Nord-Est de Prouvais avait été surpris par des fantassins ennemis en entrant vers Prouvais - que le Lieutenant de Planta, blessé à la jambe gauche et dont le cheval avait été tué, les Brigadiers Feig et Condom blessés, le Maréchal-des-Logis Duchemin, les Chasseurs Godard et Dubos avaient été faits prisonniers, que le Chasseur Pla avait été tué - que le Maréchal-des-Logis Duchemin aurait pu s'enfuir et s serait rendu en demandant grâce.

20 septembre

Longueil - Ste Marie

Etape Longueil Ste Marie par Pierrfonds, forêt de Compiègne, St Jean-aux-bois, Port St Ouen - traversée de l'Oise.

21 septembre

Neuvy - Moyennéville

Etape Neuvy - Moyennéville par Canly, Rémy, Hernivillers. L'Escadro cantonne à la ferme de Près.

22 septembre

Remangies Capture d'un officier et deux cuirassiers allemands.

Etape Remangies par Waeyeremoulin, Ménévillers, Méry, Rollot.

A partir de ce dernier village, l'Escadron forme l'avant-garde, traverse Remangies et va se placer en avant-poste à la Ferme Forestil, 6 kilomètres Et de Montdidier, route de Laucourt. Il détache :

Vers 16 heures, vive fusillade vers Margnivillers occupé par des dragons.

Une reconnaissance de cuirassiers allemands comprenant un sous-lieutenant de réserve, Mr Otto Riétzlé, un sous-officier et deux hommes s'engage entre les postes des Maréchaux-des-Logis Teste et Guermout et se rend sans résistance au Capitaine Sans. Les prisonniers, dont un est blessé au pied sont envoyés à Remangies ; l'Escadron garde les chevaux, le blessé est remis aux ambulances.

Arrivée à 17 heures de l'infanterie de tête d'avant-garde du 14ème Corps ; toute la cavalerie ennemie s'est retirée sur Roye.

23 septembre

Hallu

L'ennemi est signalé en force sur la rive droite de la Somme qui paraît constituer le point d'appui de l'aile droite allemande, but recherché par le Corps de Cavalerie Conneau dans son glissement de Reims à Moyenneville, Remangies.

Le 4ème Corps qui a cantonné la veille au Sud de Montdidier marchera sur Bouchais, où il devra arriver dans la soirée. Le Corps de Cavalerie flanquera le 4ème Corps sur sa gauche, et couvrira le mouvement du 14 ème Corps sur Bouchois : le cas séchéant il fera la liaison de combat entre ces deux éléments.

La Division se porte sur Chaulnes par Fouquescourt et s'avance à 14 heures jusqu'à Marchelepot. Les reconnaissances lui signalent des forces ennemies imortantes vers St Christ. Quelques obus de gros calibre sont tirés sur la Division sans l'atteindre. Elle se replie par Chaulenes sur Hallu, où elle cantonne.

Le village de Chaulnes a été le théâtre d'un combat d'arrière-garde au moment de la retraite de Belgique.

24 septembre

Méricourt-sur-Somme

A cheval par alerte à 5 heures.

On apprend qu'une violente attaque allemande a eu lieu dans la nuit sur Peronne, ville occupée par des territoriaux qui ont dû l'évacuer. Le 4 ème Corps a échoué dans son attaque sur Nesle ; le mouvement doit reprendre dans la matinée par d'autres éléments.

La Division se porte sur Estries où elle arrive vers 7 heures 30. On entend une viloente cannonade dans la direction de Peronne. La Division est flanquée sur sa droite par une Brigade de Dragons qui atteint à la même heure Villers-Carbonnel.

Vers 10 heures, on apprend qu'une division d'infanterie traverse la Somme à Brie se dirigeant sur Estries, pendant qu'une autre débouche de St Christ sur Marchelepot que tient la 3ème Division de Cavalerie.

La Division retrite vers Vermandovillers, forçant par le canon et les fusils de ses cyclistes l'ennemi à se déployer.A 15 heures arrivée des têtes de colonne d'infanterie française.

Le 4ème Corps attaquera sur le front Ablaincourt Vermandovillers, pendant que le 14ème venant d'Harbonnières progressera dans le secteur Soyecourt-Flancancourt.

Le combat s'engage vers 16 heures sur le front indiqué. La Division s'étant alors repliée vers Proyard, sur le flanc gauche des Corps assaillants. Le peloton L'Hotte est en flanc-garde au gauche de la Brigade. A 17h30, à la nouvelle qu'un gros de cavalerie ennemie s'est montré vers Fontaine-la-Copy, la Brigade se porte dans cette direction, le 1er Escadron à l'avant-garde. Celui-ci précédé par une patrouille de pointe aux ordres du Lieutenant Van Merlen, prend pied sur le plateau de Fontaine-la-Copy, avec le peloton de Montbéliard en fourrageurs formant la tête d'avant-garde, le peloton Van Merlen, commandé par le Maréchal-des-Logis Serrignat en échelon à gauche.

Les batteries de la Division aident au mouvement en arrosant devant l'Escadron les boqueteaux où l'ennemi aurait pu s'abriter.

A so arrivée sur le plateau, l'Escadron met en fuite plusieurs patrouilles de cavalerie allemandes qui se réfugient dans les bois vers Fontaine-la-Copy.

Soumis au feu des mitrailleuses allemandes placées sur son flanc droit, l'Escadron qui cotinue sa marche, reçoit l'ordre de retraiter sur le Régiment dont un escadron est ngagé au combat à pied sur des colonnes ennemies débouchant de Cherignoles. Dans la retraite, le Chasseur Daude du Peloton de Montbéliard s'empare d'un cycliste bavarois qui, surpris, s'était dissimulé dans un fossé. Le prisonneir qui fait montre d'une grande frayeur et donne les renseignements suivant qui seront tous confirmés par la suite :

" Le Corps d'Armée vient de Lorraine après avoir pris part à la Bataille de Dieuze et aux attaques sur la Meurthe. Il a débarqué à Namur et vient seulement d'arriver en ligne. Il est suivi par un deuxième corps bavarois, débarqué la veille et en marche pour rejoindre le front. Un troisième corps d'armée prussien est attendu également vers Namur. L'homme ajoute que la marche des armées allemandes sur Paris sera reprise dès que les renforts seront arrivés et que le succès est certain."

Cantonnement à Méricourt-sur-Somme à 21 heures, arrivée de 15 réservistes.

25 septembre

Méricourt-sur-Somme Affaire de Cherignolles

Départ du cantonnement à 5 heures. La Brigade a l'ordre d'occuper les hauteurs entre Chérignes et la Somme.

Le village de Cherignolles est occupé par un régiment d'infanterie coloniale. Précédé de ses cyclistes, du peloton Van Merlen en pointe et de l'Escadron en tête de colonne, le Régiment dépasse Cherignolles et s'engage dans la vallée encaissée de Cherignes.

A son arrivée, à proximité de Cherignes, la colonne est surprise par une vive fusillade pertie des heuteurs entre Cherignes et Somme qu'elle devait précisément occuper. La colonne se jette au Nord pour échapper à la fusillade : après un court arrêt dans une déclivité de terrain, elle est obligée de retraiter rapidement sous un feu intense de fusils, mitrailleuses et canons.

Le Régiment dans sa retraite perd 25 hommes et 56 chevaux en quelques minutes. Les capitaines Chamorin et Lefebvre sont légèrement blessés.

De l'Escadron, le Chasseur Duchêne est blessé à la cuisse, les Chasseurs Betis et Frichot, atteints tous deux à la nuqque ar les éclats du même obus restent sur place et seront recueillis dans la suite par le médecin aide-major Fournier du Régiment. Tous deux succomberont quelques jours après des suites de leurs blessures. Le Chasseur Fleury se distingue spécialement en allant porter secours à l'Adjudant Letas, pris sous son cheval tué.

2 chevaux de l'Escadron sont tués, 13 autres sont blessés plus ou moins grièvement. Les réservistes arrivés la veille et qui voient le feu pour la première fois font bonne contenance, malgré quelques défaillances individuelles.

Le Régiment s'abrite à l'Est de Méricourt, le long des falaises de la Somme, le 3 ème Escadron est en surveillance des débouchés du village de Bray-sur-Somme.

Vers 15 heures, le Régiment est obligé de retraiter sur Méricourt devant quelques obus qui tombent à proximité.

L'attaque du Corps français continue toute la journée dans la direction indiquée la veille, tandisque le 20ème Corps, en réserve jusque-là progresse dans la direction de Bray-sur-Somme, venant de Méricourt et de "Sailly" ??? - Dans la soirée le 2ème Bataillon de Chasseurs à Pied enlève Cherignes à la baïonette au prix de lourdes pertes.

L'ennemi abandonne, à la nuit, le plateau de Fontaine-la-Copy laissant 5 pièces de 77 qu'il ne peut emmener et qui sont ramenées à Méricourt.

l'ennemi tient toutefois à Fauconcourt. Cantonnement à Méricourt-sur-Somme à 19 heures.

26 septembre

Warlencourt - Coupe-gueule

Départ de Méricourt à 9 heures.

Le Corps de Cavalerie continue son mouvement d'enveloppement de l'aile droite allemande en se portant, vers le Nord, dans la direction d'Albert.

La Division se porte sur Bécourt-Becordel à l'Est d'Albert par Mercourt, Cerisy, ou elle passe la Somme.

Le but du Corps de Cavalerie est de s'opposer à tout mouvement ennemi venant du Nord et Nord-Ouest sur Péronne.

l4ordre du Général Joffre est lu aux troupes. Il indique que l'ennemi a maintenant tous se scorps en ligne et qu'une attaque génrale va être tentée. De la conduite des troupes dépend la victoire finale.

Départ de Bécourt-Bécorbel à 14 heures. Cantonnement du Régiment à Warlencourt.L'Escadron est détaché en avant-poste à la ferme de Coupe-Gueule à 4 kilomètres de Bapaume, route de Bapaume à Albert. L'escadron s'installe défensivement dans la ferme, le peloton L'Hotte de piquet. Des renseignements disent que des corps territoriaux occupent Bapaume et Ligny-Tilloy.

27 septembre

Courcelles-aux-bois Affaire de Ligny-Tilloy

L'Escadron est alerté à 2 heures à la nouvelle que les corps territoriaux de Bapaume ont dû évacuer précipitamment cette ville devant une attaque de nuit sur Bilaucourt. L'Etat-major du Général Bruyère s'est retiré derrière la rivière d'Aucre. Les territoriaux de Ligny-Tilloy battent en retraite en bon ordre pour Warlencourt. L'Escadron recueille deux pelotons de découverte du(18° ?) Dragons perdus dans la nuit.

Départ à 5 heures. La Division qui s'est portée d'abord sur Grevillers (Ouest de Bapaume) revient à l'Ouest de Warlencourt, où elle reste une bonne partie de la journée, se bornant à canonner les hauteurs de Ligny-Tilloy- Gerendécourt qui paraissent occupées.

Un gros de cavalerie allemand est signalé au Nord et à l'Est de Bapaume.

Vers 18 heures, un renseignement d'aviateur signale la marche en 2 colonnes d'un corps ennemi de Bapaume sur Peronne.

Le peloton de Montbéliard, détaché depuis le matin en soutien des mitrailleuses rejoint l'Escadron à Warlencourt.

A 18 h 30, l'Escadron est envoyé en découverte par Coupe-gueule sur Ligny-Tilloy - Guendecourt - Les Boeufs, pendant que l'Escadron Lamarque est dirigé sur Flers - Guindy.

Un peloton de chasseurs cyclistes est donné en soutien au 1er Escadron. Les renseignements précédemment rçus indiquent que les hauteurs de Ligny-Tilloy - Gaudecourt sont encore occupées par des éléments dont le Général désire éprouver la force.

Arrivé à Coupe-Gueule, l'Escadron détache le Sous-lieutenant de Montbéliard et 6 cavaliers en patrouille de pointe sur l'itinéraire indiqué. Il [l'Escadron] suivra lui-même de près, échelonné :

La patrouille de Montbéliard s'avance sans incidents et se dirige sur Gaudecourt. Une patrouille de flanc gauche, Maréchal-des-Logis Tête, signale des tranchées occupées par l'ennemi au Nord-Est de Coupe-Gueule.

La patrouille de flanc droit, Brigadier de Noblens, est arrêtée par des coups de feu dès qu'elle atteint la crête.

En arrivant à la crête, le Peloton L'Hotte de pointe, puis le Peloton Van Merlen sont accueillis par une très violente fusillade partie des tranchées établies au sommet de la crête et de la lisière des bois de Ligny, que longe le peloton Van Merlen.

Tout l'Escadron est obligé de retraiter sous un feu violent qui, malgré l'allure du galop, blesse les chasseurs Chabro, Uhling, Coplot, tue 3 chevaux et en blesse 4. L'Escadron abrité derrière le talus de la grande route de Bapaume envoie son renseignement et se dispose à faire une nouvelle tentative en appuyant un peu vers Faucourt quand il reçoit l'ordre d'abandonner sa mission et de rejoindre le Régiment à Warlencourt.

Cantonnement à Courcelles-aux-bois à 22 heures.

Le Chasseur Bouis, se distingue comme estafette.

Le Chasseur Bouis, estafette de la patrouille Montbéliard, rejoint l'Escadron. Il rapporte que la patrouille a pu atteindre le village de Gaudecourt sans coup férir. Le village était en partie occupé par des cavaliers allemands. En sortant de cette localité, Bouis, porteur de renseignement envoyé par son officier, fût pris à partie par un groupe de cavaliers ennemis - fusillé par de l'infanterie, il fut enfin rejeté sur le 3ème Escadron vers Flers où il fut recueilli. Le même escadron ramenait deux des chevaux de la patrouille échappés et arrêtés couverts de terre et de sueur aux environs de la grande route de Bapaume.

Le Sous-Lieutenant de Monbéliard, blessé de quatre coups de lance et deux coups de feu est fait prisonnier. [Les autres membres de] La reconnaissance[outre le Chasseur Bouis qui a pu rallier] sont présumés prisonniers.

La patrouille de Montbéliard comprenait outre son officier : le Maréchal-des-Logis Bergé, le Brigadier Eveillé, les Chasseurs, Bouis, Germain, Fleury, Papavoine, Monchablon

Les Chasseurs Chabro, Uhling, Coplot, blessés ont été ramenés à Warlencourt et dirigés sur l'ambulance d'infanterie à Albert.

Récit de la reconnaissance de Monbéliard dans l'historique du 17ème Chasseurs

Couverture de l'historique du 17° Chasseurs à Cheval
Historique du 17ème RCH

Le 27, le régiment est dans les environs de Bapaume.

L'escadron Corrard, qui a passé la nuit aux avant-postes, à la ferme du Coupe-Gueule, fait une reconnaissance sur Ligny-Thilloy. Sa patrouille de pointe, commandée par le sous-lieutenant de Montbéliard, est composée du maréchal des logis Berger, du brigadier Eveille et des chasseurs Monchablon, Germain, Papavoine, Fleury et Bouis.

Ayant reconnu que Ligny-Thilloy et Guedecourt étaient occupés, le sous-lieutenant de Montbéliard envoya le chasseur Bouis porter le renseignement. Puis il songea au retour. Il aperçut soudain cinq cavaliers ennemis venant dans sa direction. Il voulut les éviter, mais sur un signal fait par eux (un casque au bout d'une lance) d'autres ennemis surgirent d'un pli de terrain et ouvrirent le feu sur eux. Montbéliard qui veut se frayer un passage, attaque résolument un groupe de huit cavaliers qui se précipitèrent à sa rencontre. Le choc se produisit entre les deux petites troupes. De notre côté, le maréchal des logis Berger est tué, M. de Montbéliard reçoit un coup de lance dans la figure ; du côté de l'ennemi, deux hommes sont tués et le reste cède le terrain.

Mais les Allemands reçoivent un renfort de cinq cavaliers et un deuxième abordage se produit. Le chasseur Papavoine a son cheval tué, le chasseur Germain a le bras traversé par un coup de lance, le lieutenant de Montbéliard reçoit deux coups de lance dans la poitrine et son cheval blessé se renverse sur lui.

Cependant les cavaliers ennemis s'enfuient; le passage est libre ! Le lieutenant de Montbéliard veut profiter de ce répit, mais il est arrêté par un violent tir de mitrailleuses. Le chasseur Fleury est tué, l'officier reçoit une balle dans le bras et a son deuxième cheval tué sous lui. Le brigadier Eveille dégage son chef de peloton, lui donne son cheval et sa lance et le supplie de partir avec les deux derniers cavaliers qui lui restent. Le brigadier Eveille et le chasseur Papavoine protégèrent la retraite de leur officier et se défendirent jusqu'au complet épuisement de leurs munitions. L'ennemi les fit alors prisonniers. Les chasseurs Germain et Monchablon, partis avec l'officier, sont capturés par une patrouille qui leur coupe la retraite. Le lieutenant de Montbéliard, après avoir eu un instant l'espoir de s'échapper, a son troisième cheval tué sous lui. Il est attaqué par trois cavaliers. A coups de revolver il en abat deux, mais le troisième lui enfonce sa lance dans les côtes. Notre vaillant camarade perd connaissance et ses ennemis, s'emparent de lui.

L'estafette Bouis était parvenu à se glisser à travers les cavaliers ennemis et avait pu remettre son renseignement au capitaine Lamarque. Celui-ci, avec son escadron, était en découverte vers Fiers.

28 septembre

Douchy-les-Ayettes

Le corps de Cavalerie poursuit sa mission qui est de gagner le flanc droit des armées allemandes, et de s'opposer à la marche des colonnes ennemies.

La Division est rassemblée à 6 heures vers Bucquoy : ses batteries sont seules engagées pendant la démonstration du 17ème Régiment de Dragons, appartenant à la 1ère Division sur Courcelles-le-Comte. L'Escadron n'a aucune mission spéciale. Cantonnement à Douchy-les-Ayettes.

29 septembre

Wailly

Départ du cantonnement de Douchy à 7 h 30. Rassemblement de la Division vers Ficheux (6 kilomètres Sud d'Arras).

Les canons automobiles de 37 m/m, servis par des marins commandés par l'Enseigne de vaisseau Barbier, sont mis à la disposition du Corps de Cavalerie.

L'Escadron reste toute la journée en réserve avec le gros de la brigade vers Boiry, pendant que le 18ème Chasseurs, l'Escadron Petiton du 17ème [Chasseurs] et le groupe cycliste, se portent à l'attaque du village de St Léger par la Ferme de Judas et le Moulin de St Léger.

Des bataillons allemands venus de la direction de Ervillers sont signalés à 18 heures se portant sur la ligne St Léger - Hamelincourt.

Cantonnemant à Wailly.

1er Octobre

Wailly

Départ de Wailly à 6 h 30. L'Escadron forme l'escorte du Général de Division de Wailly à Mercatel où il rejoint le Régiment qui reste en réserve toute la journée.

Une assez vive canonnade est échangée entre les batteries de la Division et celles de l'ennemi entre St Léger, Croizille et Hamelincourt.

On apprend qu'un détachement ennemi attaque Douai.

Médaille Militaire
Médaille militaire

La médaille militaire est remise à Daumar

A 14 heures, devant le front du Régiment, la médaille militaire est remise au Chasseur Daumar de l'Escadron qui, le 5 août, étant en reconnaissance aux environs de Juvelize (Lorraine annexée) a attaqué un sous-officiers de Dragons ennemi, l'a poursuivi, l'a blessé d'un coup de lance au visage et l'a fait prisonnier après avoir été blessé lui-même à la main par un coup de revolver de son adversaire.

On apprend la formation de l'Armé de Maud'huy, composée du 11ème Corps, de deux divisions mixtes, de plusieurs bataillons territoriaux et du Corps de Cavalerie.

Une note ordonnant la formation d'un groupe cycliste avec les cavaliers démontés est communiqué.

L'ennemi pronnoncerait un mouvement vers le Nord à l'Est d'Arras.

Cantonnement à Wailly à 19 heures.

2 octobre

Thélus

Rassemblement de la Division à Mercatel. Mission : couvrir Arras et assurer le débouché des corps français récemment débarqués vers Doullens.

Dès le petit-jour, le village de Mercatel, occupé par des territoriaux et des chasseurs alpins est violemment attaqué et canonné par l'ennemi.

La Division occupe le secteur Croizilles - St Léger jusqu'à l'arrivée de gros d'infanterie et se porte vers 12 heures au faubourg St Laurent d'Arras.

A 16 heures, dans le but de s'opposer à un mouvement ennemi important de Douai sur la Région Lens - Arras, la Division se porte sur Bailleul. L'Escadron, à l'avant-garde, trouve les villages de Bailleul et d'Oppy occupés par des bataillons français qui se portent à l'attaque du village de Gavrelle. Cantonnement à Thélus.

Dans la nuit, arrivée de 8 et 8 chevaux provenant du dépot d'évacuation.

3 octobre

Anzin - St Aubin

Rassemblement de la Division à Reclaincourt à 7 heures.

Au Nord de la Scarpe, l'ennemi occupe le front Drocourt - Gavrelle - Fampoux. L'infanterie françasie s'est repliée sur la ligne Vimy - Thélus - St Laurent.

La Division Lastour se trouve vers Vimy, la Division Contades reçoit la mission de tenir la vallée de la Scarpe, en liaison avec l'infanterie française de la rive droite. Restée en position d'attente vers Rulincourt, la Division se porte rapidement à 17 heures sur la crête du Point-du-jour, route de St Laurent à Gavrelle dans le but d'arrêter la marche d'une colonne ennemie de Gavrelle sur Arras, laquelle aurait fait reculer notre infanterie.

L'Escadron, flanqué à droite par l'Escadron d'Abzac, à gauche par le 11ème Escadron, reste en position de combat à pied jusqu'à 20 heures sans rien voir.

Cantonnement à Anzin - St Aubin, l'Escadron est détaché au hameau de St Aubin-sur-Scarpe.

4 octobre

Le Régiment est rassemblé à 5 heures au Moulin Gourian, route de Béthune à 3 kilomètres Nord-Ouest d'Arras.

La Division se porte immédiatement par Ecurie sur Neuville-St Waast. L'infanterie française attaque entre Vimy et Petit-Vimy.

La Division Contades reçoit l'ordre d'appuyer la 3ème Division en reconnaissance sur Liévin. Elle se porte dans ce but sur Souchez.

L'Escadron est détaché en flanc-garde sur Aix-Noulette, devant s'éclairer dans les directions de Grenay et de Béthune. Il s'installe sur la hauteur Sud-Est du village d'Aix-Noulette, après avoir lancé une reconnaissance sur Grenay (Maréchal-des-Logis Auclair) et établi des postes dans les directions indiquées plus haut.

Des détachements de la 3ème Division sont à Angres et Liévin.

A 14 heures, l'Escadron reçoit communication de l'ordre du Général Conneau prescrivant à la cavalerie de tenir jusqu'au dernier homme le plateau de Souchez - Givenchy - cote 140 pour arrêter la poursuite de l'ennemi qui a bousculé notre infanterie à Vimy et Petit-Vimy.

A 15 (?) heures, l'Escadron reçoit l'ordre de se replier sur le Régiment à Souchez et ensuite de jalonner la route du cantonnement de Souchez à Habarcq par le chemin de terre. Arrivée au cantonnement de Habarcq à 22 heures.

Constitution du groupe à pied. L'Escadron fournit le Capitaine Sans, le Maréchal-des-Logis Auclair et 15 chasseurs.

5 octobre

Noeux-les-Mines

Rassemblé à Haute-Avesnes à 7 heures, la Division se porte sur Agnières (passage de la Scarpe), Cambligneul, Verdrel, Coupigny, Hersin, Sains [en Gohelle], Builly-Grenay. Elle est soutenue à droite par une division vers Aix-Noulette et 3 divisions à sa gauche, s'étendant jusqu'aux environs de Béthune.

Le canon ouvre le feu à 17 heures dans la direction et au delà de Grenay. L'Escadron qui a marché à la tête d'avant-garde reste en position de combat à pied jusqu'à 21 heures face à Grenay, jusqu'à ce qu'il soit relevé par un escadron de la Brigade Greslet, désigné pour les avant-postes.

Cantonnemant à Noeux-les-Mines à 22 h 30.

6 octobre

Noeux-les-Mines - Combat de Builly - Grelay

Rassemblement de la Division à Mazingarbe à 7 heures. La Division reçoit l'ordre d'attaquer Liévin et Grelay par 3 colonnes :

Le 1er 1/2 régiment est désigné pour attaquer Grenay et par la suite Liévin, en suivant au Nord la ligne ferrée Béthune - Lens. Dès la sortie des corons de Grenay, derrière lesquels le 1/2 régiment a laissé ses chevaux, des cavaliers ennemis sont signalés à la cote 67. Quelques coups de fusil les font disparaître rapidement.

Un poste ennemi établi sur une passerelle de chemin de fer à la sortie Est de Grenay blesse à la jambe un Maréchal-des-Logis du 2ème Escadron qui marchait en pointe. L'Esacadron reçoit l'ordre d'attaquer le pont en le tournant par les bâtiments de la fosse de Grenay.

Le poste ennemi s'enfuit dès l'amorce du mouvement : il est fusillé par les fenêtres des maisons des corons. L'Escadron, bientôt rejoint par le 2, se trouve en face de la fosse n°3 de Béthune, fortement occupé par l'ennemi aidé de mitrailleuses. Il se place au combat à pied en arrière des crassiers de la fosse de Grenay et ouvre le feu en attendant la progression des éléments de la Brigade (18 ème Chasseurs), envoyés à l'attaque de la cote 67 par le Sud de la ligne ferrée Béthune - Lens.

Le combat à pied se poursuit jusqu'à la tombée de la nuit sans aucune perte. Vers le village de Noulette on a aperçu dès 12 heures un gros de cavalerie qui s'est replié lentement derrière Liévin dans la direction de Givenchy.

A la tombée de la nuit, le village de Grenay est violemment canonné. Cantonnement à Noeux-les-Mines.

Le peloton L'Hotte a été tout le jour en soutien des batteries de la Division.

7 octobre

Avant-postes à Pont-à-Vendin

Départ à 7 heures. Rassemblement au Sud-Est de Noeux-les-Mines. Vers 10 heures la Division se porte sur Pont-à-Vendin par Mazingarbe, Vermelles, Hulluc, où elle est vivement canonnée par l'artillerie ennemie en batterie au Rutoire.

Le Chasseur Thomas se fait remarquer par son dévouement en aidant sous le feu le Maréchal-des-Logis Bidault à se dégager de son cheval tué et en le ramenant au Régiment.

Arrivé à Wingles à la nuit, le 1/2 Régiment reçoit l'ordre de prendre les avant-postes à Pont-à-Vendin. Il est soutenu par deux compagnies d'infanterie qui tiennent les ponts du canal.

L'ennemi est signalé en force à Carvin et Annay. Le peloton Van Merlen est à la garde de chevaux à la gare de Vendin-le-Vieil.

La nuit se passe sans incident. Le peloton Raimbaud du 11ème Escadron est venu renforcer le 1er Escadron.

8 octobre

Auchy-la-Bassée - Affaire de Pont-à-Vendin

A 5 heures, relève du 1/2 Régiment par le 54ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Au moment du départ, l'attaque des fantassins allemands se produit sur le Peloton d'Elbée du 2ème Escadron qui tient la barricade de la rue d'Annay.

Le 1/2 Régiment se replie en réserve derrière Vendin-le-Vieil, où il demeure toute la journée.

Violente canonnade et attaque ennemie sur Pont-à-Vendin où le Colonel Prax dirige la défense. Celle-ci se compose de deux compagnies de ligne et du 54ème Bataillon de Chasseurs Alpins.

Vers 13 heures, un renseignement, reconnu erroné dans la suite, indique que des éléments ennemis ont traversé le canal à l'aide de péniches entre Meurchin et Vendin-le-Vieil, se dirigeant à l'attaque sur ce dernier village.

L'Escadron reçoit l'ordre de se porter à l'attaque d l'assailant et de l'arrêter à tout prix. Une compagnie d'infanterie est lise à sa disposition dans ce but.

Précédé d'une patrouille commandée par le Maréchal-des-Logis Tête, le détachement fouille les bois jusqu'au canal sans rien découvrir d'anormal.

Le Lieutenant Van Merlen est envoyé en reconnaissance le long du canal pour en surveiller le passage jusque Meurchin dont le pont reste tenu par les nôtres.

Vers 16 heures, le 1/2 Régiment, renforcé de deux escadons du 18ème Chasseurs, reçoit l'ordre de se replier sur Wingles, en laissant sur la cr^te de ce dernier village deux pelotons en soutien de l'infanterie qui s'apprête à retraiter dans la mêm direction.

La crête indiquée, fortement balayée par l'artillerie ennemie est franchie en ligne par quatre au galop en profitant d'une accalmie, sans éprouver de pertes.

Les pelotons L'Hotte et Van Merlen sont laissés en repli à la crête indiquée pndant que le reste du 1/2 Régiment occupe les tranchées du village de Wingles.

Les pelotons L'Hotte et Van Merlen se replient eux-mêmes sur Wingles, ayant le chasseur Denis blessé à la main d'une balle de mitrailleuse.

L'ennemi rentre à Pont-à-Vendin à 19 heures. Il n'y reste plus aucun des nôtres. Cantonnement à Auchy-la-Bassée.

9 octobre

Auchy-la-Bassée - Attaque de nuit

Rassemblement de la Division aux environs de Haisne où elle demeure toute la journée en réserve. Le Lieutenat Van Merlen est désigné pour prendre le commandement du groupe cycliste de la Division.

Cantonnement à Auchy-la-Bassée.

Vers 21 heures, on apprend qu'une attaque en force de l'ennemi a lieu sur Drouvin occupé par des éléments de la 10ème Division. Alerte est donnée dans le cantonnement. L'Escadron occupe les barricades à la sortie Sud-Ouest du village. Le Peloton L'Hotte est en réserve à la disposition du Colonel.

La nuit se passe sans incidents. Violente fusillade à Haisne occupé par le 18ème Chasseurs jusque 3 heures.

10 octobre

Noeux-les-Mines

Rassemblement de la Division à 6 heures aux environs de Sailly ; rassemblement inquiété par de nombreux coups de fusils de l'adversaire, maintenu à distance par le groupe cycliste et des Dragons à pied.

La Division se porte sur le village de Labourse puis revient à Sailly[-Labourse], où elle reste en réserve tout le jour.

Cantonnement à Noeux-les-Mines

11 octobre

Haillicourt

Rassemblement de la Division à Cambrin pour se porter ensuite par Guinchy[les-la-Bassée] - Givenchy[les-la-Bassée] - Festuber - Richebourg-l'Avoué - Herlies - Fournes.

Elle est arrêtée dans sa marche par des renseignements lui indiquant que La Bassée est tenu par l'ennemi dont des détachements de cavalerie et de cyclistes attaquent Richebourg-l'Avoué.

La 10ème Division gagne la route de Béthune - Armentières, s'arrête au Touquet [Commune de Laventie]. Elle envoie la Brigade Prax à Lacouture fotement canonné par l'ennemi, dans le but de progresser sur Vieille-Chapelle.

Le 1er 1/2 Régiment reste en repli toute la journée. Cantonnement à Haillicourt 7 kilomètres Sud- Ouest de Béthune.

12 octobre

Noeux-les-Mines

Rassemblement de la Division à Sailly-Labourse à 9 h 30 avec mission de couvrir la gauche du 21ème Corps en marche sur La Bassée et le déploiement des Corps anglais arrivés la veille sur Richebourg-l'Avoué.

Le combats'engage dans ces deux directions sans que la Division ait à intervenir.

Cantonnement à Noeux-les-Mines.

13 octobre

Noeux-les-Mines

Rassemblement à Sailly-Labourse à 8 heures. A 14 heures le 1/2 Régiment reçoit l'ordre d'occuper les tranchées au Nord-Est de Noyelles pour appuyer l'attaque de l'infanterie sur le village de Vermelles.

Le 1er Escadron se tient en réserve à la sortie de Noyelle[_les-Vermelles] pendant que le 2ème Escadron occupe les tranchées à proximité où il a un homme blessé.

Cantonnement à Noeux-les-Mines.

14 octobre

Robecq

Rassemblement vers Pacaud (Les Pacaux ?), 13 kilomètres Nord-Ouest de Béthune, où la Brigade reste toute la journée en réserve.

Cantonnement à Robecq.

Arrivée à l'Escadron du Lieutenant Radot, en remplacement du Sous-Lieutenant de Montbéliard disparu le 27 septembre.

15 octobre

La Gorgue - Combat de Laventie

La Brigade Prax reçoit l'ordre de remplacer la 7ème Division aux avant-postes.

Elle seporte sur Pont-Riqueul et détache le 1er Escadron à Pont-Rinchon. Celui-ci occupe le point indiqué, laissant ses chevaux vers le calvaire, 2 kilomètres Est de Pont-Riqueul.

A 14 heures, il reçoit l'ordre de se porter à l'attaque du passage à niveau de Belle-Croix (Sud d'Estaires) flanquant à droite deux escadrons du 18ème Chasseurs, commandés par le Capitaine Laborde et appuyé lui-même à droite par l'Escadron à pied Sans.

L'attaque déclenchée vers 14 h 30 progresse sans incident jusqu'au but assigné ; l'ennemi cycliste, cavalerie, mitrailleuse appuyé de canon s'est replié sur Laventie.

A 16 heures, le Colonel Prax donne l'ordre de continuer l'attaque sur Laventie : les Escadrons Laborde au Nord d la ligne ferrée La Gorgue - Armentières, le 1er Escadron au Sud ayant l'Escadron Sans en repli vers Belle-Croix.

Dès sa mis en marche, au départ de Belle-Croix, les Escadrons Laborde sont aux prises avec les postes ennemis qui tiennent les avancées de Laventie au Nord du chemin de fer. Ils progressent néanmoins avec vigueur.

L'Escadron Corrard en butte à un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses, progresse lentement, les hommes obligés parfois de ramper, dans la direction de Laventie, le Peloton Radot le long de la ligne ferrée, les pelotons L'Hotte et Van Merlen en échelon à droite.

Le Brigadier Bouis est blessé

Le Brigadier Bouis est blessé d'un éclat d'obus à la jambe. Il est ramené à l'arrière par l'Aspirant Duchamp du 2ème Escadron venu apporter un ordre.

La fusillade ennemie redouble à la tombée de la nuit. Le Peloton Radot est assez heureux pour prendre de flanc une mitrailleuse ennemie qui fait face à l'attaque du 18ème Chasseurs et réussit à éteindre son feu.

Le Brigadier Lefebvre est blessé

Le Brigadier Lefebvre est blessé d'une balle qui lui traverse les deux chevilles.

A la droite, le Peloton L'Hotte d'abord obligé de se terrer dans un fossé, se déploie en tirailleurs.

Le Chasseur Cusset est mortellement blessé

Le Chasseur Cusset est à ce moment atteint d'une balle à la tête. A l'appel de son officier, qui ne s'est pas aperçu de l'accident, Cusset se relève et rejoint la ligne de ses camarades, où il s'évanouit.

Le 18ème Chasseurs battant en retraite, le Brigadier L'Hotte est envoyé demander des ordres au Colonel Prax.

A19 heures, ordre est donné de retraiter sur La Gorgue, où le Régiment cantonne.

Le Peloton L'Hotte reste en observation à Belle-Croix en attendant les éléments d'avant-postes. Il rentre au cantonnement à 23 heures, les chevaux laissés vers Pont-Riqueul à 22 heures.

Les blessés ont été transportés à bras d'homme à l'ambulance d'Estaires. Le Chasseur Cusset, mort le lendemain est l'objet d'une demande de citation au Corps de Cavalerie. Il n'obtiendra qu'une citation à l'ordre du Régiment.

16 octobre

Estaires

Rassemblement au Sud d'Estaires

La Brigade se porte par Laventie sur Fleurbais et Armentières, où l'ennemi estsignalé en retraite.

Le 1/2 Régiment à l'avant-garde, le 1er Escadron au gros. Arrêt à la sortie de Fleurbais. Armentières est encore occupé par l'ennemi en force.

Le Lieutenant Radot est envoyé en reconnaissance sur Fromelles qu'il ne peut atteindre, arrêté en route par les cyclistes et de la cavalerie de l'ennemi.

Cantonnement à Estaires.

17 octobre

Rue-du-Bois

Rassemblement de la Brigade à l'Est de Laventie. Elle se porte ensuite sur Petillon, 3 kilomètres Sud de Fleurbaix.

Le Lieutenant Radot, en reconnaissance sur Radinghem[_en-Weppes], rencontre l'ennemi à Vert-Touquet. Un des cyclistes mis à sa disposition est tué.

CCantonnement à Petillon - Rue-du-Bois. Le 1/2 Régiment a été en réserve toute la journée.

18 octobre

Rue-du-Bois - Attaque de Maisnil-en-Vespres.

Rassemblement de la Brigade à 8 heures à La Bouteillerie (Ancienne chartreuse). Le régiment reçoit l'ordre d'attaquer le village de Maisnil-en-Vespres

Le 1/2 Régiment se porte sur la Rue-des-Turcs, sur laquelle quelques postes ennemis tirent par intermittence.

Le 1er Escadron forme l'extrême droite de la ligne d'attaque qui se met en marche vers 10 heures. Il a à sa gauche l'Escadron d'Abzac et les Chasseurs cyclistes du 1er Groupe. Toute la ligne se porte sur le village de Maisnil qui est occupé sans incident. l'ennemi l'a évacué en hâte, laissant de nombreux sacs, armes et vêtements.

L'Escadron occupe les lisières Sud-Ouest du village pendant le reste de la journée, demeurant en réserve pendant que les Escadrons Sans, Petiton et d'Abzac se portent à l'attaque de Frenois [Le Frenoy sur carte EM ?]. Cantonnement Rue-du-Bois.

19 octobre

Rue-du-Bois

Rassemblement à la Bouteillerie où la Brigade reste tout le jour en réserve pendant que la 1ère Division attaque Fromelles et la direction de Fournes, la Brigade [de] Champvallier [10ème Brigade de Dragons de la 10ème Division] Radinghem et le reste de la 10ème division le Bois-de-Flandres. [Bas Flandre sur carte EM ?]

20 octobre

Bacquart

Rassemblement à la Bouteillerie à 7 h 30./p>

L'Escadron est envoyé à 15 heures creuser des tranchées vers la Rue-des-Turcs

Le 1er 1/2 Régiment prend à 18 heures la réserve des avant-postes à la Ferme de Bacquart, les chevaux sont parqués vers Petillon.

21 octobre

Avant-postes entre Le Touquet et La Bouteillerie - Rue des Turcs

Relève des avant-poste par l'infanterie anglaise ves 7 h 30. Le Régiment se rassemble à La Bouteillerie à 8 h30.

A 14 heures le 1er 1/2 Régiment occupe les tranchées vers Bacquart. Violente canonnade et attaque allemande sur le Maisnil que les Ecossais évacuent à la nuit.

Le 1er 1/2 Régiment assure pendant la nuit la liaison entre les avant-postes anglais entre Le Touquet et La Bouteillerie.

Le Général Conneau félicite la Brigade Prax de la ténacité dont elle a fait preuve dans la défense de Maisnil.

22 octobre

Caudescure

Rassemblée vers Rouge-debout, la Brigade reçoit à 15 heures l'ordre de prendre son cantonnement de repos à Caudescure (environ de Neuf-Berquin) itinéraire Lauventie - Estaires - La Gorgue - Merville.

23 octobre

Caudescure

Repos à Caudescure

24 octobre

Lillers - Bas-Rieux

Départ de Caudesure à 16 heures.

La Brigade est envoyée au repos à Lillers, hameau de Bas-Rieny pour l'Escadron, où il reste jusqu'au 1er novembre

29 octobre

Arrivée à l'Escadron du Maréchal-des-Logis Guyon, des Brigadiers Ferry et Giraudon et de 5 chasseurs venant du 11ème Escadron, supprimé.

30 octobre

Arrivée du Maréchal-des-Logis Fournier et de 9 cavaliers provenants du dépoôt de St Maixent

1er novembre

Godewaersvelde

Départ 13 heures. Etape Godewaersvelde par Burnes - St Venant - Forêt de Nieppe - Hazebrouck - StSylvestre-Cappel - Eecke.

Cantonnement dans les fermes, route de Godewaersvelde à Steenwoorde.

2 novembre

Eecke

La Division se porte sur Dranoutre (NDW : Dranouter, 4 km Nord-Est de Bailleul, derrière la frontière belge en direction d'Ypres.)(1/2 régiment à l'avant-garde) par Le Mont des Chats, Berten, St Jean-Cappel, La Montagne Noire, Dranoutre.

Le 1/2 Régiment se porte sur Neuve-Eglise (NDW : Nieuwkerke 3 km Sud-Est Dranouter) par la route Ypres - Neuve-Eglise et se place ensuite sur la route Neuve-Eglise à Dranoutre pendant que la Division dont l'objectif initial était Wulvergem, est en réserve à Dranoutre.

A 11 heures, le Sous-lieutenant L'Hotte est envoyé en liaison avec les divisions anglaises. Il devra rendre compte de la situation créée par les attaques des divisions anglaises sur Messines et de la la 1ère Division [de Cavalerie - Paris], Général Mazel, sur le même point.

La mission de la Division Contades [Général Contades-Gizeux commandant la 10ème Division de Cavalerie - Limoges.] est de renforcer le cas échéant les ailes de l'attaque. A 14 heures, le 1/2 Régiment se porte sur le route Neuve-Eglise - Lyndenhook [NDW : Lindenhoek Sud de Kemmel] pour se mettre en liaison interne avec le corps attaquant, il y reste jusqu'à la nuit.

Cantonnement à Eecke par St Jean-Cappel, Merem.

3 novembre

Westoutre

Réveil 3 heures, ordre de départ pour 4 heures, retardé ensuite de 45 minutes.

Rassemblement de la Division, route de Dranoutre à Kemmel, où elle reste toute la journée en réserve.

Cantonnement à la ferme Rannar, environs de Westoutre.

4 novembre

Westoutre

Rassemblement de la Division à 7 heures, route de Dranoutre à Lyndenhook.

Attaque de Messines par des éléments de la 3ème Division ayant comme axe de marche la route Wulverghem - Messines. Réserve tout le jour.

Retour au cantonnement de Westoutre.

5 novembre

Westoutre

Alerte à Minuit et contre-ordre immédiatement après. Alerte causée par une contre-attaque allemande immédiatement arrêtée. Nouvelles attaques sur Messines sans progression notable de notre part.

La Brigade est en réserve, route de Dranoutre à Lyndenhook. Le 1/2 Régiment en réserve à pied sur la route de Neuve-Eglise à Ypres, aux environs de Lyndenhook.

6 novembre

IL n'y a rien noté à la date du 6 novembre - Le Journal de Marche et des Opérations précise pour cette date : "Même mission que la veille - Le Régiment est en 2ème ligne"

7 novembre

Westoutre

Départ à 5 heures 30. Rassemblement route de Dranoutre à Kemmel. Le 1/2 Régiment reçoit l'ordre d'occuper les tranchées établies à 100 m Sud-Ouest du ruisseau de Wulverghem. A 15 h 30 il se porte en réserve à Dranoutre.

8 novembre

Westoutre

Départ 5 h 45, même point de rassemblement, même mission, même cantonnement.

9 novembre

Boeschepe

Départ 7 h 30. rassemblement à l'Ouest de Dranoutre [NDW : 10 km Sud_Ouest]. Même mission;

Arrivée de 3 chevaux de réquisition provenant du 3ème Hussards. Le Lieutenant Weiss passe rapporteur au conseil de guerre.

Cantonnement à Boeschepe. Le Lieutenant Radot est évacué sur l'ambulance de Dunkerque pour maladie.

10 novembre

Kruystraete

Départ 16 heures. Cantonnement à Cruys Straete, 2 kilomètres Sud-Est de Godewaersvelde

Le Lieutenant d'Elbré passe lieutenant en premier à l'Escadron.

11 novembre

Départ de Kruystraete à 6 h 30. Rassemblement du Corps de Cavalerie en réserve d'Armée.

La Brigade se rassemble au Nord-Ouest de Reninghelst [NDW : Belgique]. A 18 heures, elle se porte par Ouderdom à la sortie Nord de Dikkebusch.

Cantonnement à la ferme Ampé, 2 kilomètres Nord-Ouest de Dikkebusch.

12 novembre

Ampé

Départ 6 heures. Rassemblement en réserve à l'Ouest de Dikkebusch

Cantonnement à 18 heures à la Ferme Ampé

13 novembre

Ampé

Repos à la ferme Ampé

14 novembre

Nordpeene

Départ 8 heures. Etape Nordpeene par Steenwoorde et Cassel. Arrivée 14 heures.

15 novembre

Embarquement

Départ 12 heures. Etape Berguette par Zuyt-peene, Wallon Cappel, Thiennes, passage du Canal de la Lys au pont d'Isbergues.

Embarquement à Berguette à 19 heures. Départ 21 h 48

16 novembre

Voyage

Calais - Boulogne - Abbeville - Amiens - Pantin - arrivée à 14 heures - Nangis - Troyes - Bar-sur-Aube.

17 novembre

Charmes

Chalindrey - Jussey - Passavant - Épinal - arrivée à Charmes à 12 heures.

Cantonnement à la filature, route de Nancy.

18 novembre

Charmes

Le Lieutenant Weiss rentre à l'Escadron. Il prend le commandement du 3ème Peloton, reconstitué avec 15 réservistes et les hommes qui restaient du Peloton de Planta.

Séjour à Charmes jusqu'au 14 décembre.

14 décembre

Romain

Etape Romain, départ de Charmes à 8 heures. Arrivée 11 heures - Séjour.

La Brigade passe à la 2ème Division: La 2éme Brigade de Légère - Colonel Prax Commandant - est passé le 10 décembre à la 2ème Division de Cavalerie, Général Varin.

21 décembre

Romain

Le Chasseur Lemayeux reçoit la Médaille Militaire. Le Lieutenant-Colonel Arrault, nommé Colonel au Régiment est présenté aux escadrons par le Colonel Prax, Commandant la Brigade à l'issue d'une promenade à Gerbéviller [NDW : village natal de l'auteur.] où le Régiment a défilé devant la Soeur Julie, supérieure de l'hôpital de ce village, décorée pour son dévouement aux blessés.

23 décembre

Romain

Visite sanitaire du Vétérinaire Principal Chomel;

27 décembre

Romain

Arrivée de 13 hommes et 17 chevaux dont 3 Américains.

1er Janvier

Ordre du jour du Général en chef

Au grand Quartier Général des Armées de l'Est - 31 XII 1914 :

" Le Général commandant en chef adresse aux officiers et soldats de toutes les Armées françaises ses voeux les meilleurs et les plus affectueux. Au moment où les coeurs des Français battent à l'unisson, les souhaits du Commandant en chef se confondent avec ceux de ses troupes et se résument dans la même espérance : Victoire de nos Armées et grandeur de la France."

Monument aux morts 1914-1918 de Lunéville - Pilier gauche 1914
Monument aux morts 1914-1918
de Lunéville - Pilier gauche

Monument aux morts 1914-1918 de Lunéville - Pilier droit 1918
Monument aux morts 1914-1918
de Lunéville - Pilier droit

Chevaux tués au Champ d'Honneur

Chevaux morts

INSOLENT
MERCREDI
COMIC
TAPAGEUR
GIL BLAS
LE ROUDIEN
NAUDET
le 14 août 1914
le 19 août 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
BUFFALO
LAGARDE
GERMINAL
ALLEGRO
FERNANDEZ
ISOLA
NINIVE

le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 8 septembre 1914
le 25 septembre 1914
le 25 septembre 1914
le 26 septembre 1914




à Chuignolles
à Chuignolles


FRANC-TIREUR
CARDINAL
FERNANDEZ (?)
BOBY
KALIF
LATTE
BEAUSÉJOUR
ST BRICE
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 4 octobre 1914
le 29 octobre 1914
le 7 décembre 1914
le 28 février 1915
le 29 avril 1915
le 24 mars 1915
à Coupe-Gueule
à Coupe-Gueule






Chevaux disparus

MANON
BOYARD
FRIPON II
ATTILA
COQUETTE XIX
VIGILANTE
YVETTE
BAMBEZ
JOUG
LETTES
IMPOSANTE
DEMEMONT
FOKENNY
KLAUSSE
DUCHESSE
GALANTE
ISOLA
le 8 août 1914
le 16 août 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 5 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
MYLORD
EPINETTE
MISTINGUETTE
MONTMIRAIL
COMMEGNE (?)
IMPOSTEUR
JIL (?)
ST FORT
KALIPSO
KETTANNNE
ATTENDU
REVEIL (?)
REINUS
COCO III
MARGOT
DECOUSSE (?)
BLANC-BEC
le 17 septembre 1914
le 17 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
VAPEUR
AMITIE
INDICIBLE
PIMPOLETTE
AGARETTO
MAROC
FAUVETTE
PIROUETTE (?)
LEDA
LA ROCHELLE
FAISAN
MIKADO
CARDINAL
JAVELINE
BELRET (?)
FERNANDEZ

le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 22 septembre 1914
le 24 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 2 octobre 1914

Chevaux blessés au Champ d'Honneur

ALLEGRO
MORGAN
DEMOISELLE
JULIETTE
LA FROUSSE
à Juvelize



à Réchicourt
le 5 août 1914



le 14 août 1914
SAPAJOU
MILARD
BANDIT IV
PNEU




à Verdelot




septembre 1914

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Le monument aux morts de Lunéville illustre bien l'importance que donnaient les cavaliers de cette grande garnison de Cavalerie à leurs compagnons d'armes, les chevaux.

Monument aux morts de la ville de Saumur

Monument aux morts de la ville de Saumur

Morts au Champ d'Honneur

LASSERRE
DARDY
CORNITTE
PLA
BETIS
FRICHOT
KEIREL
BERGER
CUSSET
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Infirmier - EM
Maréchal des Logis
Chasseur
à Juvelize
à Verdelot
à Bellot
à Prouvais
à Chuignoles
à Chuignoles
à Chuignoles
à Guendécourt
à Laventie
le 5 août 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 14 septembre 1914
le 25 septembre 1914
le 25 septembre 1914
le 25 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 15 octobre 1914

(Illustrations : Monument aux morts de la ville de Saumur - cité cavalière et berceau de l'Ecole de Cavalerie - à la Gloire des cavaliers morts au combat)

Blessés au Champ d'Honneur

DAUMAR
Le PELLETIER
GODFROY
MAYER
HERTZOCK
VOINOT
BERNELUS
CHATEL
DELBARRE
BOILEUX
LABARTHE
GUYON
FRENAIS
GUILLERME
Chasseur de 1° Cl
Sous-Lieutenant
Chasseur
Chasseur
Brigadier
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Cycliste EM
Chasseur
à Juvelize
à Lagarde
à Lagarde
à Chateau-Thierry
à Chateau-Thierry
à Verdelot
à Verdelot
à Bellot
à Bellot
à Bellot
à Bellot
à Bellot
à Bellot
à Marchais
le 5 août 1914
le 8 août 1914
le 8 août 1914
le 3 septembre 1914
le 3 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 8 septembre 1914
de PLANTA
CONDOM
FERY
DUCHENE
de MONTBELIARD
CHABRO
UHLRIG
COPLOT
DENIS
BOUIS
LEFEBVRE

DONARD

Sous-Lieutenant
Brigadier
Brigadier
Trompette
Sous-Lieutenant
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Brigadier
Brigadier

blessé

à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
à Chuignolles
à Guendicourt
à Coupe-Gueule
à Coupe-Gueule
à Coupe-Gueule
à Pont-Avandin
à Laventie
à Laventie



le 14 septembre 1914
le 14 septembre 1914
le 14 septembre 1914
le 25 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 8 octobre 1914
le 15 octobre 1914
le 15 octobre 1914

escadron à pied

Officiers et Chasseurs s'étant distingués

Croix de Guerre 1914-1918

Médaille Militaire

LEMAYEUX
SANS
DAUMAR
FÉLIX
L'HOTTE
SERIGNAT
BERNELAS
VOINOT
FLEURY
BOUIS
MONCHABLON
THOMAS
CUSSET
PERRIN

Lieutenant
Chasseur
Chasseur
Sous-Lieutenant
Maréchal-des-Logis-Chef







Adjudant
Médaille Militaire
Citation
Citation - Médaille Militaire
Citation
Citation
Citation
Médaille Militaire
proposé pour la Médaille Militaire
proposé pour citationp
proposé pour brigadier

proposé pour citation
citation Régiment

à Juvrécourt
à Juvelize
à Juvelize
à Juvelize
à Juvelize
à Juvelize
à Verdelot
à Verdelot
à Chuignoles
à Guendécourt
à Guendécourt
à Hulluch
Laventie

le 4 août
le 5 août 1914
le 5 août 1914
le 5 août 1914
le 5 août 1914
le 5 août 1914
le 4 septembre
le 4 septembre
25 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 7 octobre 1914
15 octobre 1914

Prisonniers internés en Allemagne

LE PELLETIER
HERBRAULT
de PLANTA
DUCHEMIN
DUBAS
GODARD
Sous-Lieutenant
Chasseur
Sous-Lieutenant
Maréchal-des-Logis


à Lagarde
à Lagarde
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
le 8 août 1914
le 8 août 1914
le 14 septembre 1914
le 14 septembre 1914
le 14 septembre 1914
le 14 septembre 1914
BATARD
de MONTBELIARD
PAPAVOINE
MONCHABLON
EVEILLÉ
FEMEYER

Sous-Lieutenant
Chasseur
Chasseur
Brigadier

à Prouvais
à Guendécourt
à Guendécourt
à Guendécourt
à Guendécourt

le 14 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914

Prisonniers présumés

BOURGEOIS
DELBARRE
BOILEUX
HENRIET
NOËL
SAVAREAU
CHAMPAGNAC
Chasseur
Chasseur
Chasseur
Maréchal-des-Logis
1° Aide-Maréchal


à Bellot
à Bellot
à Bellot
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 4 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
VUILLAUME
BUCHERON
BOMBON
LEJOSUE
GROSSE
GERMAIN
FLEURY





Chasseur
Chasseur
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
à Prouvais
à Guendécourt
à Guendécourt
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 15 septembre 1914
le 27 septembre 1914
le 27 septembre 1914
Adresses de prisonniers
Sur la page de garde du cahier
de PLANTA
LE PELLETIER
Kommandantur von Torgau
Gefangnissfestung vont Torgau - Prusse
fur Oberlieutenant von Planta
DUCHEMIN
DUBAS
BATARD
Alten Grabow
via Magdebourg - Prusse
4° Compagnie - 1° Bataillon
de MONTBÉLIARD Halle sur Zaale (?)

Campagne d'Allemagne : suite des cahiers du 17ème Chasseurs - Cahier 2